Web 2.0 : l’article de Tim O’Reilly en Français

Si vous essayez de comprendre quelque chose à Web 2.0, je vous disais il y a quelques temps qu’il fallait lire l’article de Tim O’Reilly “What is Web 2.0” qui n’était malheureusement disponible qu’en Anglais.

Et bien figurez-vous qu’il existe maintenant en Français. C’est chez JB Boisseau. Il a publié ça en plusieurs morceaux qui apparaissent donc dans l’ordre inverse, mais bon, c’est déjà pas mal. J’espère qu’il a regardé s’il avait le droit…

Envoi de documents via Free : quelle politique de vie privée ?

Free propose un service d’envoi de documents qui part d’une excellente idée.

Vous avez un fichier à envoyer à un correspondant et pas de serveur FTP à disposition. Free vous propose d’envoyer votre fichier sur leur serveur via une interface web et vous renvoie une URL permettant d’y accéder pendant 24 h. URL que vous pouvez bien sûr envoyer à votre correspondant par e-mail. Ce qui vous éviter de passer par ladite messagerie pour envoyer le fichier, ce qui est souvent compliqué avec les gros fichiers.

Je n’ai pas testé le service avec un gros fichier et je me demande si l’upload de 1Go en HTTP marche vraiment bien. Mais bon, je trouve l’idée très séduisante.

Je vous vois venir, bande de petit salopiots : surtout utile pour envoyer des fichiers piratés de musique, films, programmes sans passer par les réseaux P2P. Cependant, Free ouvre le pébroc: si vous le faites, vous êtes diffuseur donc responsable. C’est clairement affiché sur la page du service.

Par contre, si vous envoyez des fichiers truffés de virus et de cheveaux de Troie, là, Free ne dit rien.

Et aucune info sur la protection de la vie privée. Free garde-t-il des logs des transferts ? Si oui, quelles informations sont conservées ? Pendant quelle durée ? A quelle fin ? Aucun lien vers une quelconque politique de protection de la vie privée depuis cette page…

Preuve, s’il en est, qu’il y a bien un lobby de l’édition artistique/logicielle mais que celui de la protection de la vie privée reste à inventer. Ou alors que la protection de la vie privée, tout le monde s’en cogne !

PS: on préfère Free lorsqu’il est innovant -comme il a su l’être pendant des années. On l’aime moins quand il nous balance des communiqués à deux balles pour faire mousser son cours de bourse.

Télévision espion et DISH City : gavage gratuit.

Par une étrange coïncidence, j’ai eu aujourd’hui trois fois l’occasion de me poser des questions à propos de la télé.

D’abord mon collègue Sam m’a indiqué cet article du journal canadien The Globe and Mail qui nous explique qu’à l’heure de la télé numérique, les set-top box (modems ADSL, cable, satellite) qui diffusent dejà de la télévision par Internet seront bientôt capables de diffuser des publicités spécifiques à chaque foyer.

Imaginez: vous avez une maison de campagne avec jardin et votre voisin a des enfants de moins de 10 ans. Vous êtes en train de regarder le même programme que votre voisin et sur la même chaîne. Le programme s’interrompt. Pendant que votre voisin verra une publicité vantant la magie d’un anniversaire organisé chez McDonald’s pour un enfant de 6 ans (beeurk), vous verrez, au même moment, une publicité pour la dernière tronçonneuse de chez Blackmuche. En recoupant les informations de profiling issues des grandes bases de données avec la nature du programme que vous êtes en train de regarder, le système peut en effet déduire qui est devant la télé et envoyer spécifiquement la publicité qui correspond.

Une télé qui m’observe et me mouline mon petit jus de cerveau rien qu’à moi, ça fait réfléchir.

C’était ma première occasion de m’interroger sur la télé.

Le maire de DISH CityLa deuxième, c’est mon collègue Tad qui me l’a donnée. Clark, petite bourgade texane de 120 habitants, vient de se rebaptiser officiellement DISH City. Pourquoi donc ? Pour que chacun de ses habitants puissent bénéficier gratuitement et pendant 10 ans d’un abonnement “basic” au réseau de télévision par satellite Dish Network, installation, antenne et décodeur compris.

À voir le media kit, l’assimiliation avec la marque va même jusqu’à l’utilisation de lettres majuscules. C’est donc bien DISH City et non Dish City…

Dans le communiqué de presse, on peut lire:

“Nous sommes tous très excités par cette nouvelle relation avec DISH Network” a déclaré Bill Merritt, le maire de DISH, Texas. Nous avons accepté ce défi parce nous pensons que cette relation nous offre une opportunité unique de placer notre ville sur la carte et nous espérons attirer de nouveaux habitants et de nouvelles entreprises pour que notre ville grandisse dans le bon sens. Avec la télévision par satellite DISH Network gratuite, nous deviendrons l’endroit dont les gens sont fiers de faire partie”.

C’était ma deuxième occasion de m’interroger sur la télé.

Et la troisième, elle m’a été donnée en lisant ces lignes dans un livre -oui, vous savez, ces machins en papier qui jaunissent avec le temps. Le temps, vous savez, ce truc qui fait jaunir le papier des livres. Non, vous ne savez pas ? Attendez, débranchez un peu la télé deux minutes.

“C’est parce que la télévision nous gave que nous sommes enclins à nous gaver en la regardant et que, chaque jour, nous nous promettons sans succès de contrôler notre gloutonnerie optique. L’écran domestique est le lieu fatal d’un ruissellement perpétuel. Toutes les formes, tous les différences y sont emportées dans un océan indistinct, dans un mouvement sans commencement ni fin assignables. Tout y apparaît pour être aussitôt consommé. Tout coule et rien ne reste: il n’y a plus de choses durables, seulement des apparitions evanescentes. La permanence et la consistance du monde se dissolvent dans la sarabande des images et la surabondance des informations. La fluidité a raison de la stabilité. A l’âge du visuel, le regard perd son ancienne éminence. L’oeil ne contemple ni n’observe : il avale, il ingurgite, il s’abreuve, il est devenu une sorte de bouche. La soif et la faim tendent ainsi à s’imposer comme l’unique dimension de l’existence”.

C’est Alain Finkelkraut qui écrit cela dans “L’ingratitude. Conversations sur notre temps“, Folio, p. 175. (en format broché).

Décidément, moins je la regarde, et moins j’ai envie de la regarder.

Paris Burning : CNN et Fox news à la pointe de l’information

Paris Burning Fox News Fox News, la chaîne américaine que l’on sait, fait dans la dentelle. Regardez Pluto l’image ci-contre.

Ca fait réfléchir, hein ?

Face à un tel grandiloquisme, je n’ai qu’une question: Bruce Willis va-t-il sauver Paris ?

France vue par CNN

Regardez aussi comment la chaîne d’information mondiale qu’est CNN voit la France. Ca aurait plu à Napoléon, non ?

C’est sûr que faire tenir 7 villes françaises sur une carte de l’Europe, c’est pas facile. Un écran de télé, c’est pas grand. Surtout avec un petit logo en forme de flamme pour chaque ville.

Vous me direz: pourquoi ne pas choisir de mettre les villes françaises sur une carte de France plutôt que sur une carte de l’Europe ? Va savoir…

Ceci m’inspire deux réflexions:

  • La prochaine fois qu’on vous dira que sur Internet, sur les blogs en particulier, l’information c’est pas sérieux, donnez le lien vers cette page. La télé, c’est quand même autre chose.
  • Je vous vois venir… Les américains, on les connait: aucune culture, simplistes, nuls en géo, etc. C’est pas faux. Mais il faut voir plus loin. Si eux font ce genre de bévues très visible pour nous, c’est que nous aussi, on doit en faire qui sont très visibles pour eux (ou d’autres) mais que nous ne voyons pas. Voir les brins de paille dans les yeux des yankees serait salutaire si cela révélait toutes les poutres que nous nous enfonçons au fond de nos cerveaux spongieux chaque jour en regardant passivement notre petite lucarne ultraconformiste et archi-consensuelle.

L’image de Fox news vient du site de Morandini, le délateur de la télé. Donc, c’est du sérieux. Celle de CNN a été diffusée au journal de France 2. Elle est sur ce site et aussi sur celui-là.

Cause commune, où l’on reparle de France Culture

“Cause Commune: l’information entre bien commun et propriété”, livre de Philippe Aigrain aux éditions Fayard mais également téléchargeable en PDF sur son site et que je suis en train de lire en ce moment. Une lecture passionnante, un brin déroutante au début (ce côté révolutionnaire utopique de papier m’est un peu étranger, mais bon…) mais qui se bonnifie au fil des pages (j’en suis à la moitié).

Ce livre expose les grandes lignes de l’affrontement entre les tenants de la propriété des biens informationnels et les partisans de la mise en commun de ces biens (biens communs, donc). Il a l’ambition de poser les bases théoriques permettant à une philosophie du bien informationnel commun (partageable, modifiable, diffusable à souhait) de s’imposer face aux immenses efforts des mastodontes du capitalisme informationnel pour truster l’intégralité de l’espace informationnel. Un affrontement qui se joue sur le terrain de la lutte contre la brevetabilité des logiciels, mais aussi du génome, du l’absolutisme du copyright dans l’édition littéraire, artistique, musicale, etc. Bref, d’après l’auteur, c’est à l’asphyxie de toute forme de créativité que nous allons assister si un droit du “bien commun” informationnel n’est pas consolidé très rapidement pour bloquer ce mouvement que l’auteur compare à celui des enclosures entre les XVIème et XVIIIème siècles.

A mon sens, l’emphase mise sur l’aspect “commun” (commons) du second terme de cet antagonisme est de nature à fausser le positionnement politico-philosophique de ce mouvement qui pourrait aussi bien être recentré autour de la notion de liberté que de celle de “communalité”. On est en France et ce genre de références est loin d’être politiquement neutre. C’est d’autant plus dommage qu’il y a lieu de convertir des acteurs politiques de tous bords sur ce dossier et pas seulement des verts ou des altermondialistes estampillés crypto-gauchistes. L’enjeux transcende à mon sens largement ce clivage droite/gauche franco-français et tout ce qui peut être fait pour éviter de le carricaturer politiquement doit être tenté.

Ceci dit, le livre est passionnant et mérite d’être salué.

Bref, je lisais ça tranquillement dans le RER le matin. Et sur quoi je tombe, p. 177 ? Je cite:

Les émissions de France Culture restent accessibles en ligne sur le site de cette radio… jusqu’à la prochaine émission de la même série. Or l’intérêt du contenu de ces émissions est en général durable. L’archivage numérique des radios publiques a fait l’objet de grands investissements techniques, jamais suffisants pour couvrir les besoins. La mise à disposition du public de ces archives sur Internet reste un serpent de mer. La consultation des mêmes archives au titre du dépôt légal reste confinée aux sites des organismes dépositaires par les dispositions de la loi sur le dépôt légal, que nous devons à la vigilance de divers lobbies. On en arrive donc à une situation remarquable : le public se voit privé de la possibilité - pourtant aisée et peu coûteuse, voir plus bas - d’accéder aux contenus d’une radio qu’il a intégralement financée. Inutile de dire que France Culture n’est pas exceptionnelle de ce point de vue, toutes les radios publiques étant logées à la même enseigne. Les auditeurs ont entrepris de remédier à cette situation. Des groupes d’amis ou d’individus partageant un intérêt commun archivent numériquement les émissions qui les intéressent et les mettent à la disposition de tous sur les réseaux pair à pair de partage, parfois avec l’accord tacite des producteurs des émissions, parfois sans. Cet archivage sociétal, dont je propose de défendre la complète légitimité, ne saurait bien sûr se substituer aux dispositifs de conservation à long terme des archives. Mais elle les complète et y ajoute une valeur sociale par les échanges d’opinions, les annotations et la production de données descriptives. Les projets “officiels” gagneraient d’ailleurs à étudier les principes et le mécanisme technique des usages sociétaux.

A mettre en perspective de mes deux interpellations (une et deux) de nos amis de France Culture et des commentaires situés sous ces billets.

MAJ (12 janvier 2006): certaines émissions de France Culture sont maintenant disponibles en Podcasting.

Web 2.0

Le dernier buzz tendance en ce moment chez les geeky, c’est Web 2.0. Ca fait un petit moment que je lis ce qui se raconte sur ce nouveau concept. Beaucoup de gens s’expriment et c’est bien. Il y a les adorateurs, ceux qui dénoncent à l’avance un possible retour de la bulle spéculative, ceux qui n’y comprennent rien, etc. Lisez donc les articles de Fred Cavazza à ce sujet, en particulier les commentaires des internautes et notamment sur ce billet-là.

Pour vous éviter le parcours du combattant qui veut comprendre de quoi il en retourne, il faut commencer par lire “What is web 2.0” par Tim O’Reilly qui est l’un de ceux qui ont défriché le concept. Je sais, c’est en Anglais. Mais c’est vraiment l’article le plus intéressant, le plus complet et le plus utile écrit sur le sujet.

A la lecture de cet article, une chose me frappe: pour le moment, le concept attire essentiellement les technophiles. Pas ceux qui sont concernés au premier chef, c’est-à-dire ceux qui gèrent et développent au quotidien des bases de données de référence. Je pense notamment aux bases de données liées aux programmes audiovisuels, aux catalogues de bibliothèques, aux immenses bases de données juridiques, aux documentations techniques de produits, voire même aux catalogues de supermachés, etc.

Ils devraient pourtant s’interroger sur le succès renconté par Google (y compris Google map), par Amazon, par Flickr, par e-bay, par Wikipedia, etc. qui tous exploitent des bases de données enrichies grâce aux utilisateurs et sont devenus des monopoles de fait dans leur domaine en rendant un service encore plus pointu aux utilisateurs.

Le concept de Web 2.0, au delà de l’effet de techno-mode, permet de comprendre comment valoriser un patrimoine informationnel en recourant à l’intelligence collective des utilisateurs et à des technologies de partage et d’enrichissement de l’information.

D’après Tim O’Reilly, le Web 2.0 implique notamment les caractéristiques suivantes (je résume, l’article est beaucoup plus riche que ça):

  • Le Web en tant que plate-forme : c’est l’ère des applications purement Internet: Flickr, Amazon, Google, BitTorrent, etc.
  • L’exploitation de l’intelligence collective : grâce aux liens hypertextes, aux contributions des internautes, aux blogs, à RSS… le web 2.0 constitue une architecture de la participation (sous-entendu: des internautes) et s’appuie sur elle.
  • Les données sont le nouveau “Intel inside” : les applications web 2.0 reposent sur des bases de données gigantesques (Google, Google maps, Amazon, E-bay, Wikipedia, etc.) enrichies par les internautes
  • La fin du cycle des nouvelles versions de logiciels ou software release cycle: les applications résident côté serveur donc les nouvelles versions n’impliquent aucune mises à jour du poste client. Il peut y en avoir plusieurs dans une même journée ! Corollaires: les utilisateurs doivent être traités comme des co-développeurs
  • Les modèles de programmation légers sont privilégiés: plus la programmation est simplifiée, plus le nombre de hackers qui vont exploiter les ressources de ces applications sur leur propre site va être grand.
  • Le logiciel n’est pas prévu pour fonctionner sur un seul dispositif (device)
  • L’expérience de l’utilisateur est enrichie: grâce à AJAX et autres technologies, la fenêtre du navigateur permet des manipulations aussi ergonomiques que l’interface graphique du système d’exploitation.

Il ne faut probablement pas voir ce concept comme autre chose qu’une tentative de donner un sens à des évolutions technologiques, sociologiques et économiques qui se déploient en parallèle sans forcément être coordonnées au départ. En cela, le concept Web 2.0 est très utile pour mieux penser l’avenir du web, comprendre les tendances et donc faire avancer le Schmilblick.

S’il s’agit par contre de nous packager des technologies avec un beau ruban tout neuf pour susciter un de ces frétillements économiques dont les sociétés de services informatiques sont friandes, certaines douloureuses séquelles et certains souvenirs amers plombent l’ambiance.

Je vous invite donc à lire l’article de Tim O’Reilley et à vous faire votre propre avis.

Pourquoi je n’achèterai pas d’iPod (la suite)

Et c’est Ryan Singel sur son blog “secondary screening” que j’ai trouvé ce billet “Why I’ll Never Buy a Video iPod (or any other iPod)” qui complète le mien. Il développe d’autres thèmes, notamment le fait que l’iPod ne permet pas d’enregistrer. Ce qui est d’autant plus vrai lorsqu’on pense au dernier produit de chez Archos.

Cité par Le Figaro

Formidable ! Me voilà repris par “Le Figaro” du 7 octobre 2005 dans l’article “L’entreprise fait main basse sur les blogs” (Merci Thierry pour l’info).

On aurait juste aimé que Valérie Collet, l’auteur de l’article, nomme le génial auteur dont elle extrait les propos suivants:

Un blogger résume les raisons de la colère : «Sur le Web, le marketoche a une odeur caractéristique que l’internaute peut sentir de loin et qu’il fuit par réflexe, par instinct et par principe.»

L’original est .

La citation des sources, ça doit être un truc de blogueur !

Flash: ce qu’il ne faut pas faire

Alors, vous prenez un catalogue-guide papier, genre “Guide Fnac”. Vous allez voir une agence web bien branchouille. Vous lui dites “oh la la… J’ai un catalogue papier, mais je voudrais bien que les zinternautes ils puissent le voir, mon super catalogue papier. Ca serait bien si on y voyait, sur l’écran, que les pages… et ben, elles bougent. Que ça soit top technologie, surtout. C’est important. On veut s’adresser à la ménagère de moins de 50 ans, mais on a un budget à claquer quand même…”.

En parlant comme ça, de cette façon un peu neuneu mais en même temps très très sûr de soi, sentez comme votre identité d’annonceur s’affirme et comme les antennes de l’agence de comm, en face, vous captent à donf. La techno-branchouillade-communiquante va vous soigner. Regardez le résultat. Cette fois, c’est Boulanger qui s’y colle.

Heureusement que mon boulanger, à moi, y me fait pas du pain en Flash.

Allez, j’ai rien contre le Flash, quand c’est bien utilisé. Mais là, franchement, c’est Mozart qu’on assassine.

Top-technologie. A ajouter sur la liste des pages anti-ergonomiques mais qui coutent cher à faire.

Et si les stars étaient des mangas

Je veux dire, des personnages de dessins animés japonais ou de bande dessinée. Par exemple Cameron Diaz (ici aussi) ou Nicole Kidman ou encore Uma Thurman (original ici). Etrange, hein ! Tiens, d’ailleurs, il y a plein d’images retouchées bizarrement sur ce site. Par exemple, cette girafe avec un noeud au cou, ou des présidents en drag queen (celui-là est vraiment terrible), ce que pourraient donner les OGM, ou ce que pourrait devenir notre vie si Séguéla prennait le pouvoir… allez, il y en a plein d’autres (cette série-là, elle est vraiment affreuse)