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	<title>Le Museau Numérique</title>
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	<description>ouaf ouaf, rrrrrr, ouaf !</description>
	<pubDate>Sun, 03 Aug 2008 20:19:24 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
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		<title>Vidéo: The Process. Marketing Viral en action.</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jul 2008 20:35:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Comprendre Internet]]></category>

		<category><![CDATA[marketing viral]]></category>

		<category><![CDATA[webmarketing]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà une petite vidéo qui donnera un peu de réconfort à certains prestataires et fera -peut-être- réfléchir certains clients. Un vrai moment de bonheur (en anglais).
Tant qu&#8217;on y est, voici (et ici en Français) une impressionnante catégorisation du buzz marketing illustrée par l&#8217;image.
Le marketing viral est un outil extrêmement intéressant qu&#8217;on n&#8217;a pas fini d&#8217;étudier. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà <a href="http://usedwigs.com/video-stop-sign-designed-by-committee/" target="_blank">une petite vidéo</a> qui donnera un peu de réconfort à certains prestataires et fera -peut-être- réfléchir certains clients. Un vrai moment de bonheur (en anglais).</p>
<p>Tant qu&#8217;on y est, <a href="http://www.shipsbiscuit.com/2008/07/11/viral-marketing-god-patterns-in-viral-marketing/">voici</a> (et <a href="http://www.marketing20.fr/buzz-marketing/identification-et-utilisation-de-modeles-de-videos-virales-part-1/">ici</a> en Français) une impressionnante catégorisation du buzz marketing illustrée par l&#8217;image.</p>
<p>Le marketing viral est un outil extrêmement intéressant qu&#8217;on n&#8217;a pas fini d&#8217;étudier. Cet article permettra peut-être d&#8217;y voir plus clair. Ou peut-être pas. En tous cas, il peut donner de bonnes idées.<span id="more-154"></span></p>
<p>Ce qui nous ramène à la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=kU9YeOQm3Y0">première vidéo</a>: mais qui a filmé ce petit chef d&#8217;oeuvre ? Réponse: aucune idée. Rien n&#8217;est indiqué. C&#8217;est le top du marketing viral: on ne dit pas qui en est à l&#8217;origine. On ne le suggère même pas. On laisse l&#8217;internaute chercher.</p>
<p>En l&#8217;occurrence, j&#8217;ai trouvé le lien vers cette vidéo <a href="http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2008/07/weekend-reading.html ">ici</a>, sur le site de Seth Godin qui n&#8217;en dit pas plus sur son auteur. Mais dans un billet de 5 lignes, il donne le lien vers la vidéo puis un lien vers la boîte de consulting <a href="http://tbbpartners.com">TBB Partners</a>.</p>
<p>C&#8217;est très bien vu. On fait vraiment dans le subtil là puisque TBB partner récupère la notoriété de Seth Godin, qui fournit le lien et l&#8217;association avec la vidéo, sans jamais tomber dans le lourdingue d&#8217;une vidéo de pub classique. Rappelons que Seth Godin est le gourou du marketing web américain (et c&#8217;est mérité).</p>
<p>On n&#8217;est plus du tout dans le paradigme publicitaire habituel. On ne cherche pas à pousser un message: on suscite habilement l&#8217;intérêt. Ca vous a plu ? Vous vous identifiez à cette situation et vous voudriez que ça change dans votre boîte ? Forcément, ceux qui ont filmé ce truc savent de quoi ils parlent. Ils ont un second degré sur la question. Ceux qui ont fait cette vidéo peuvent peut-être vous aider.</p>
<p>Au fond, j&#8217;ignore si TBB Partners est derrière ce film. Mais l&#8217;association qu&#8217;en fait Seth Godin dans son billet, qui cherche manifestement à lui donner un coup de main, c&#8217;est très bien vu.</p>
<p>Sur le web, il faut produire un contenu utile, efficace, que le client va vouloir associer à vous. Le contraire d&#8217;une pub qui généralement n&#8217;est pas utile et ne sert à rien d&#8217;autre qu&#8217;à vendre votre soupe.</p>
<p>Vous allez me dire: produire un film comme ça, ça coûte quand même de l&#8217;argent. Et il ne va pas être vu par grand monde. Peut-être. Mais c&#8217;est oublier que la production du film n&#8217;est rien comparée à l&#8217;achat d&#8217;espace qu&#8217;il aurait nécessité sur des médias classiques. Et que s&#8217;il n&#8217;est vu que par quelques centaines de personnes, ça n&#8217;a aucune importance puisque son contenu est ultra-ciblé. Qu&#8217;un ou deux clients mordent à l&#8217;hameçon, c&#8217;est suffisant pour le rentabiliser.</p>
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		<title>(Mes) Meilleures extensions pour Firefox et Thunderbird</title>
		<link>http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2008/07/27/135-mes-meilleures-extensions-pour-firefox-et-thunderbird</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Jul 2008 21:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Geek]]></category>

		<category><![CDATA[firefox]]></category>

		<category><![CDATA[thunderbird]]></category>

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		<description><![CDATA[Firefox et Thunderbird, le logiciel de messagerie de Mozilla, peuvent être sérieusement améliorés à l&#8217;aide d&#8217;extensions ou &#8220;modules complémentaires&#8221; gratuits qu&#8217;il suffit de télécharger et d&#8217;installer.
Parmi les dizaines d&#8217;extensions disponibles, lesquelles choisir ? Vous pouvez certes les tester les unes après les autres ou avoir le réflexe d&#8217;aller faire un tour dans la caverne aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2008/07/mozillaaddons.png"><img class="alignright size-full wp-image-143" title="Firefox et Thunderbird Add-ons" src="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2008/07/mozillaaddons.png" alt="" width="200" height="74" /></a>Firefox et Thunderbird, le logiciel de messagerie de Mozilla, peuvent être sérieusement améliorés à l&#8217;aide d&#8217;extensions ou &#8220;modules complémentaires&#8221; gratuits qu&#8217;il suffit de télécharger et d&#8217;installer.</p>
<p>Parmi les dizaines d&#8217;extensions disponibles, lesquelles choisir ? Vous pouvez certes les tester les unes après les autres ou avoir le réflexe d&#8217;aller faire un tour dans la caverne aux extensions de temps à autres.</p>
<p>Si vous n&#8217;êtes pas un habitué des extensions, je vous propose cette sélection de celles que j&#8217;utilise au quotidien, dans le désordre.</p>
<p>Sachez que Firefox, depuis je ne sais plus quelle version, vérifie automatiquement les mises à jour des extensions au démarrage, ce qui est bien pratique.<span id="more-135"></span></p>
<h2>Firefox</h2>
<h3><a href="http://adblockplus.org/fr/">Adblock Plus</a></h3>
<p>Adblock bloque les publicités en appliquant des filtres sur les URL des images des pub. C&#8217;est redoutablement efficace. On peut ajouter ses propres filtres ou s&#8217;abonner à des <a href="http://adblockplus.org/fr/subscriptions">listes de filtres</a>. On peut désactiver sélectivement adblock pour une page ou un site particulier.</p>
<div id="attachment_141" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2008/07/fireshot.png"><img class="size-full wp-image-141" title="Fireshot - Extension Firefox" src="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2008/07/fireshot.png" alt="ColorZilla - Extension Firefox" width="200" height="133" /></a><p class="wp-caption-text">Fireshot - Extension Firefox</p></div>
<h3><a href="http://screenshot-program.com/fireshot/">Fireshot</a></h3>
<p>En un clic sur son bouton, Fireshot copie une image de la page en cours (l&#8217;écran ou la page entière) et l&#8217;affiche dans son éditeur graphique. Là, vous pouvez appliquer à l&#8217;image ainsi créée tout un tas de modifications destinées à souligner des éléments visuels ou ajouter des annotations : pointer des éléments avec une flèche et les annoter avec du texte dans un cadre, tracer des formes géométriques pour souligner certains éléments, dessiner sur la page, ajouter une image dans l&#8217;image, etc. La nouvelle image ainsi créée peut être enregistrée et utilisée comme vous le souhaitez.</p>
<p>C&#8217;est très pratique quand on veut commenter une page à quelqu&#8217;un en quelques clics, ou créer un mode d&#8217;emploi d&#8217;un site (bien qu&#8217;un bon site n&#8217;ait, en théorie, pas besoin de mode d&#8217;emploi). Fireshot est très bien fait techniquement: rapide et très facile à utiliser.</p>
<h3><a href="http://sage.blat.co.za/">Sage-Too</a> - <a href="http://www.wizzrss.com/">Wizz RSS</a></h3>
<p>Sage était un lecteur RSS intégré à Firefox dont le développement s&#8217;était semble-t-il arrêté. Sage-Too est la suite de ce petit outil qui était très bien fait et qui continue de vivre et d&#8217;évoluer avec Firefox grâce à cette nouvelle équipe. C&#8217;est un lecteur RSS simple mais pratique.</p>
<p>Wizz RSS est un autre lecteur RSS intégré à Firefox qui a beaucoup plus de fonctionnalités. J&#8217;essaye de choisir entre les deux depuis des mois et mon coeur ne cesse de balancer. A vous de voir.</p>
<h3><a href="https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/1801">Clear Cache Button</a></h3>
<p>C&#8217;est un petit bouton tout bête qui permet de vider le cache du navigateur en un clic. Un truc de l&#8217;arrière petit fils de Ducros, le gars qui se décarcasse tellement que si on se sert pas de ses créations, alors on se demande pourquoi donc il se décarcasse !</p>
<h3><a href="https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/1330">CuteMenus - Crystal SVG</a></h3>
<p>Purement visuel, CuteMenus ajoute de jolis petites icônes à vos menus Firefox (et Thunderbird). A quoi ça sert ? A rien. C&#8217;est pour les yeux.</p>
<h3><a href="https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/743">CustomizeGoogle</a></h3>
<p>Avec une tonne de paramètres et d&#8217;options, CutomizeGoogle améliore votre expérience utilisateur du moteur de recherche. Exemple: suppression des pubs, ajout d&#8217;un numéro de position devant les résultats, persistance des options de recherche, présentation automatique de liens vers d&#8217;autres moteurs, utilisation de Google Suggest  qui affiche des suggestions de recherche pendant que vous tapez, etc.</p>
<h3><a href="https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/26">Download Statusbar</a></h3>
<p>Bien meilleure gestion des téléchargement avec une barre qui en affiche la progression en bas de la page.</p>
<h3><a href="http://getfirebug.com/">Firebug</a></h3>
<p>Firebug est un ensemble d&#8217;outils de développement web qui permettent d&#8217;inspecter ce qui se passe dans le navigateur en temps réel et de tester des modifications dans tous les sens: contenu HTML, CSS, scripts intégrés dans la page, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Document_Object_Model">Document Object Model</a>, et réseau. C&#8217;est particulièrement utile pour comprendre comment fonctionne une page d&#8217;un site dont vous souhaitez vous inspirer et surtout pour débugger vos propres pages ou vos tribulations de développeur.</p>
<p>Par exemple, vous pouvez voir en un clic l&#8217;ensemble des requêtes/réponses HTTP de la page que vous avez sous les yeux avec les temps d&#8217;accès, vous pouvez modifier en direct le code CSS d&#8217;une page et voir le résultat, passer la souris sur des éléments de la page pour voir leur contour et le code associé, etc. Le tout avec une remarquable ergonomie.</p>
<h3><a href="https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/60">Web developper</a></h3>
<p>Un autre outil pour les développeurs qui permet d&#8217;inspecter les pages mais d&#8217;une autre façon que Firebug et donc complète bien cette dernière. En vrac, cette barre d&#8217;outils permet de désactiver sélectivement plein de choses comme les couleurs ou les referers, de jouer avec les CSS dans tous les sens, avec les formulaires, les images, d&#8217;afficher énormément d&#8217;informations sur les éléments de la page, de vider le cache, etc.</p>
<h3><a href="http://www.iosart.com/firefox/colorzilla/">ColorZilla</a></h3>
<div id="attachment_140" class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2008/07/colorzilla.jpg"><img class="size-full wp-image-140" title="ColorZilla - Extension Firefox" src="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2008/07/colorzilla.jpg" alt="ColorZilla - Extension Firefox" width="250" height="182" /></a><p class="wp-caption-text">ColorZilla - Extension Firefox</p></div>
<p>ColorZilla est avant tout un outil de gestion des couleurs intégré au navigateur qui inclut une palette pour choisir des couleurs ainsi qu&#8217;une pipette pour pomper les couleurs à l&#8217;intérieur d&#8217;une page et coller le code couleur automatiquement dans votre code. Très pratique. Il y a aussi un analyseur de couleurs pour le DOM qui est très épatant.</p>
<h2>Thunderbird</h2>
<p>A noter: certaines extensions de Firefox fonctionnent également dans Thunderbird (CuteMenus, Adblock, etc.).</p>
<p>Pour installer une extension dans Thunderbird, il faut télécharger le fichier XPI sur l&#8217;ordinateur puis l&#8217;installer via le menu &#8220;Modules complémentaires&#8221; du logiciel.</p>
<h3><a href="https://addons.mozilla.org/fr/thunderbird/addon/2313">Lightning</a></h3>
<p>Lightning est l&#8217;agenda/gestionnaire de tâches de Thunderbird qui va bientôt arriver à sa version 1.0. Il fonctionne très bien et peut se synchroniser avec un PDA grâce à <a href="http://www.birdiesync.com/">BirdieSync</a>, logiciel propriétaire payant mais pas cher et qui marche ! Bon, d&#8217;accord, je ne l&#8217;utilise que depuis 10 jours et je ne l&#8217;ai pas encore acheté (la version de démo dure 21 jours&#8230;). Disons que le jour ou Thunderbird atteindra le niveau d&#8217;Outlook, on sabrera le Champomy.</p>
<p>Lightning existe aussi en version <em>standalone</em> sous le nom de <a href="http://www.mozilla.org/projects/calendar/sunbird/">Sunbird</a>.</p>
<h3><a href="http://www.thunderbird-mail.de/wiki/Allow_HTML_Temp_(English)">Allow HTML Temp</a></h3>
<p>Si, comme moi, vous n&#8217;aimez pas qu&#8217;on vous trace à votre insu et que vous voulez éviter toute forme de phishing, vous avez sans doute banni le HTML de vos emails. Ce bouton permet en un clic de voir le contenu HTML d&#8217;un message sans modifier les préférences générales du compte. Car il arrive que parfois certaines personnes utilisent malgré tout le HTML dans leur messages&#8230; Personne n&#8217;est parfait.</p>
<p>A noter: vous pouvez autoriser de façon permanente le HTML en fonction de l&#8217;expéditeur.</p>
<div id="attachment_139" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2008/07/displaymailagent.jpg"><img class="size-full wp-image-139" title="Display Mail Agent - Extension Thunderbird" src="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2008/07/displaymailagent.jpg" alt="Display Mail Agent - Extension Thunderbird" width="200" height="109" /></a><p class="wp-caption-text">Display Mail Agent - Extension Thunderbird</p></div>
<h3><a href="http://www.juergen-ernst.de/addons/dispmua.html">Display Mail User Agent</a></h3>
<p>Une extension qui affiche une icône représentant le logiciel qui a été utilisé pour envoyer le message. Utile pour voir si la personne a utilisé un webmail par exemple. Comment, c&#8217;est vilain de surveiller ? Elle n&#8217;a qu&#8217;à modifier ses en-têtes de messages, hein ? Non mais&#8230;</p>
<h3><a href="https://addons.mozilla.org/fr/thunderbird/addon/4856">Get all mails</a></h3>
<p>Récupérer les messages de tous les comptes en un seul clic. Je serai surpris que cette idée ne soit pas reprise dans la prochaine version de Thunderbird.</p>
<h3><a href="https://addons.mozilla.org/fr/thunderbird/addon/2098">UpdateNotifier</a></h3>
<p>Vérifie automatiquement si les extensions ont été mises à jour au démarrage de Thunderbird.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Opalys : le projet de fibre optique jusqu&#8217;à l&#8217;abonné du SIPPEREC</title>
		<link>http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2008/01/27/123-opalys-sipperec</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Jan 2008 16:57:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Très haut débit]]></category>

		<category><![CDATA[Opalys]]></category>

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		<description><![CDATA[Opalys est un projet intéressant du Sipperec pour fibrer 13 villes de banlieue, dont la mienne. Pour en savoir plus, j&#8217;ai envoyé un email  au Sipperec pour obtenir notamment le contrat de délégation de service public. Mon idée est de comprendre un peu mieux comment, par exemple, la concurrence va être garantie dans ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Opalys est un projet intéressant du Sipperec pour fibrer 13 villes de banlieue, dont la mienne. Pour en savoir plus, j&#8217;ai envoyé un email  au Sipperec pour obtenir notamment le contrat de délégation de service public. Mon idée est de comprendre un peu mieux comment, par exemple, la concurrence va être garantie dans ce déploiement. Réponse: &#8220;écrivez-nous par courrier postal&#8221;. Ca commence bien !</p>
<p>J&#8217;ai donc confié à un de mes pigeons voyageurs un courrier au président du Sipperec pour qu&#8217;il m&#8217;envoie ces documents sur la fibre optique. Je lui pose aussi quelques questions sur l&#8217;état du projet. Nous sommes à mi-chemin des 24 mois qui devait permettre à LD Collectivités de fibrer 24 000 logements. Où en sommes-nous ? J&#8217;attends la réponse&#8230; en espérant que le Sipperec ne me réponde pas avec des sémaphores. <span id="more-123"></span></p>
<p>Le très haut débit jusqu&#8217;à l&#8217;abonné est à mon sens l&#8217;un des défis économiques, politiques, culturel et sociaux les plus importants pour la France et l&#8217;Europe des années à venir. Le déploiement de la fibre optique sur l&#8217;ensemble du territoire national modifiera ce pays en profondeur.</p>
<p>On sait que le déploiement de la fibre optique prendra des années. On sait aussi que les quartiers, les villes, les rues où la fibre sera déployée seront valorisés par rapport à ceux qui attendent encore ce tuyau magique. On sait enfin que ce déploiement a commencé.</p>
<p>La question aujourd&#8217;hui que chacun se pose - ou devrait se poser- est donc : quand aurai-je la fibre chez moi ? Quand ma ville sera-t-elle fibrée ?</p>
<p>Alors que les opérateurs ont lancé leurs premières offres et que le déploiement a commencé, j&#8217;ai eu la surprise il y a quelques temps de découvrir l&#8217;annonce du SIPPEREC concernant le réseau OPALYS.</p>
<p>Le Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour l&#8217;Électricité et les Réseaux de Communication (SIPPEREC) est une autorité organisatrice du service public de distribution de l&#8217;électricité, des réseaux urbains de communications électroniques et de services de communication audiovisuelle. Il regroupe <a href="http://www.sipperec.fr/syndicat/communes.htm">des dizaines de communes</a> adhérentes pour &#8220;agir en leur nom auprès des pouvoir publics, des concessionnaires et des différentes instances&#8221;. Les communes peuvent s&#8217;appuyer sur son expertise dans les domaines de l&#8217;électricité et des télécommunications pour mener leurs projets.</p>
<p>J&#8217;ai donc appris que le Sipperec avait lancé le projet <a href="http://www.sipperec.fr/telecom/Opalys.htm">Opalys </a>pour déployer le très haut débit jusqu&#8217;à l&#8217;abonné dans 13 villes d&#8217;Ile de France : Bagnolet, Bobigny, Drancy, Le Blanc-Mesnil, Le Pré-Saint-Gervais, Livry-Gargan, Nanterre, Nogent-sur-Marne, Noisy-le-Sec, Romainville, Thiais, Villeneuve-le-Roi et Villemomble.</p>
<p>Comme j&#8217;habite dans l&#8217;une de ces villes, j&#8217;ai essayé de comprendre un peu mieux ce projet. En cherchant un peu sur le net, j&#8217;ai découvert les éléments suivants.</p>
<p>D&#8217;abord, ces 13 villes n&#8217;ont pas bénéficié du déploiement d&#8217;un réseau câblé. C&#8217;est donc pour rattraper ce retard que le projet Opalys a été lancé. Je ne connais pas bien ce dossier du câble en Ile de France, mais je n&#8217;ai pas l&#8217;impression qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une réussite absolue.</p>
<p>Toujours est-il que la société LD Collectivité, filiale à 100% de Neuf, elle-même passée <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/telecoms/0,39040748,39376767,00.htm">sous le contrôle de SFR</a>, s&#8217;est vue attribuée  par le Sipperec le marché du projet Opalys pour une durée de 20 ans sous la forme d&#8217;une Délégation de Service Public (DSP). Le Sipperec a également attribué une subvention de 3,3 millions d&#8217;euro à LD Collectivité pour commencer le déploiement de la fibre jusqu&#8217;à 24 000 logements sur les 24 premiers mois.</p>
<p>En lisant les différents documents, je retiens deux choses:</p>
<ul>
<li>LD Collectivités est en charge du déploiement de l&#8217;infrastructure puis louera cette infrastructure aux opérateurs, garantissant ainsi la concurrence dont devrait bénéficier le client final.</li>
<li>La technologie retenue est la technologie PON (Passive Optical Network).</li>
</ul>
<p>Il y a peu d&#8217;informations disponibles sur Opalys. On tourne toujours autour des mêmes éléments. Or, je me pose un certain nombre de questions sur ce projet. Par exemple :</p>
<ul>
<li>Sur quels critères la société LD Collectivités a-t-elle été choisie ?</li>
<li>Quels sont les éléments du projet qui garantissent le respect de la plus grande concurrence sachant que la technologie PON a été privilégiée ?</li>
<li>Quel est le plan de déploiement de la fibre sur les 24 mois qui suivent la signature de la DSP ?</li>
<li>A défaut, quels seront les critères qui permettront de choisir les villes où se déploiement sera prioritaire ?</li>
</ul>
<p>Bref, j&#8217;aimerai bien en savoir plus.</p>
<p>J&#8217;ai donc <a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2008/01/sipperec-opalys-2007-12-16.gif">écrit</a> au responsable du projet Opalys de bien vouloir me communiquer des éléments et notamment le contrat de délégation, le cahier des charges du projet et tout autre document utile pour comprendre.</p>
<p>J&#8217;ai reçu il y a quelques jour une <a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2008/01/sipperec-opalys-2008-01-02.gif">aimable réponse</a> me donnant le <a href="http://www.sipperec.fr/presse/telecom/DSP_plaque3elargie_janvier06.pdf">communiqué de presse</a> que j&#8217;ai déjà, puisqu&#8217;il est sur le site du Sipperec, et me proposant d&#8217;envoyer un courrier au président du Sipperec pour obtenir les autres documents.</p>
<p>Envoyer un courrier par la poste pour obtenir des documents relatifs au très haut débit, c&#8217;est absolument logique !</p>
<p>J&#8217;ai donc écrit un <a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2008/01/sipperec.pdf">courrier postal</a>, en vrai papier, au président du Sipperec pour obtenir les documents et la réponse à quelques questions que voici, puisque nous sommes à mi-chemin des 24 premiers mois de la délégation confiée à LD Collectivités:</p>
<ul>
<li>Quel est le nombre et la répartition géographique (villes, quartiers) des logements fibrés à ce jour par le délégataire,</li>
<li>Quelles sont les modalités techniques et commerciales permettant de garantir la concurrence entre les opérateurs qui utilisent ou utiliseront le réseau,</li>
<li>Quel est le calendrier et la cartographie générale du déploiement sur les 12 mois restants,</li>
<li>Quels sont les critères retenus pour déterminer les zones qui sont et/ou seront fibrées en priorité. En particulier, ces critères sont-ils fixés par LD Collectivités, par le Sipperec, par concertation entre les deux ? Les villes concernées par le réseau Opalys ont-elles leur mot à dire concernant le calendrier du déploiement ?</li>
</ul>
<p>Dès que j&#8217;ai du nouveau, je vous tiens au courant.</p>
<p><strong>Voir aussi: </strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.sipperec.fr/presse/telecom/DSP_plaque3elargie_janvier06.pdf">Communiqué de presse</a> du Sipperec à propos d&#8217;Opalys (site du Sipperec, 25 janvier 2007)</li>
<li><a href="http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-dsp-ld-collectivites-le-sipperec-precise-15375.html">Interview  de Catherine Dumas</a>, responsable du développement et de la communication du Sipperec à propos d&#8217;Opalys (réseaux-telecoms.net, 24 janvier 2007)</li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Facebook et ma vie privée : tous à poil dans Facebook ?</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2008 20:05:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Comprendre Internet]]></category>

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		<description><![CDATA[Facebook, 50 millions d&#8217;utilisateurs actifs. Copains d&#8217;avant, 5 millions de Français. Tous fichés volontaires, en long, en large, en travers. En texte et en image. Tous volontaires pour big brother ? Ou en quête de lien social ? Troisième volet d&#8217;une série de trois articles reprenant quelques réflexions autour de Facebook, son modèle économique, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Facebook, 50 millions d&#8217;utilisateurs actifs. Copains d&#8217;avant, 5 millions de Français. Tous fichés volontaires, en long, en large, en travers. En texte et en image. Tous volontaires pour big brother ? Ou en quête de lien social ? Troisième volet d&#8217;une série de trois articles reprenant quelques réflexions autour de Facebook, son <a href="/dotclear/2007/11/29/109-copains-davant-facebook-ma-tuer?PHPSESSID=aad99617796df6c2bbbe83fab6ba33c7">modèle économique</a>, <a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2007/12/05/111-facebook-contre-copains-davant-web-10-contre-web-20">le web 2.0</a>  et, aujourd&#8217;hui, la protection de la vie privée.<strong> </strong></p>
<p>Nb: je précise que cet article n&#8217;est pas un examen approfondi de la protection de la vie privée dans le contexte des réseaux sociaux et de Facebook en particulier. Juste quelques réflexions, en vrac.</p>
<p><span id="more-112"></span>Les discussions relatives à Facebook et la vie privée sont une grande source de confusion.</p>
<p>Tout d&#8217;abord, Facebook en tant que tel est très certainement le site Internet qui propose aux internautes le plus de paramétrages relatifs à la protection vie privée. Contrairement à la plupart des autres services en ligne, devenir utilisateur de Facebook ne se résume pas à accepter ce que l&#8217;application a décidé de faire avec mes données. Un tableau de bord très élaboré permet en effet d&#8217;ajuster de façon assez précise de nombreuses préférences en matière de protection de la vie privée qu&#8217;on ne trouve vraiment pas ailleurs.</p>
<p>Ces paramétrages sont les bienvenus puisque, comme nous l&#8217;avons dit plus haut, l&#8217;intérêt de Facebook pour ses utilisateurs tout comme son modèle économique reposent sur l&#8217;utilisation par les internautes d&#8217;une identité réelle et la mise en commun de leurs données personnelles. Donc, si on n&#8217;utilise pas de pseudo, mieux vaut pouvoir paramétrer l&#8217;utilisation des données personnelles dans l&#8217;application avec précision.</p>
<p>Ensuite, dans le concert de critiques adressées régulièrement à Facebook dans la presse et la blogosphère, il faut  distinguer les critiques relatives à l&#8217;utilisation services en ligne en général, de celles qui sont spécifiques à Facebook.</p>
<p><strong>Considérations générales</strong></p>
<p>Les premières visent tous les services en ligne: les moteurs de recherche (Google en tête), plateformes de blogs (typepad, blogger, skyblog, myspace, etc.), de partage de photo (Flickr), de vidéo (dailymotion, youtube) et autres wiki (Wikipedia). Tous ces sites enregistrent et/ou révèlent ou peuvent enregistrer et/ou révéler d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre les préférences, comportements et autres aspects de la vie privée de ceux qui les utilisent. Ces informations peuvent être conservées et utilisées par les entreprises qui gèrent les sites.</p>
<p>Facebook n&#8217;échappe pas à la règle: cliquer sur un lien hypertexte, c&#8217;est laisser une trace sur un serveur. A fortiori, laisser ses photos sur un site, y raconter sa vie, ce n&#8217;est pas plus privé que de confier tout ça à un journaliste de Voici ! en espérant qu&#8217;il le garde pour lui. Ce qu&#8217;il fera sans doute, sauf si ça peut lui rapporter quelque chose. Qui peut contrôler et limiter l&#8217;usage que feront ceux qui ont accès aux traces qu&#8217;on laisse sur les serveur ?</p>
<p>Internet est un grand disque dur sur lequel on ne peut jamais rien effacer. Facebook n&#8217;échappe pas à cette caractéristique propre à tout service Internet.</p>
<p>Le plus bel exemple de traces anodines qui peuvent devenir embarrassantes reste la publication l&#8217;année dernière par AOL d&#8217;une base de données de <a href="http://www.news.com/2100-1030_3-6103098.html">millions de mot-clés</a> d&#8217;internautes dans son moteur de recherche. On s&#8217;apperçoit que les mots qu&#8217;on saisi dans les moteurs peuvent nous identifier très facilement et en <a href="http://www.nytimes.com/2006/08/09/technology/09aol.html?_r=1&amp;oref=slogin">révèler plus</a> sur nous qu&#8217;un strip tease dans une boîte de nuit.</p>
<p>Le phénomène sociologique du web participatif, au coeur duquel Facebook se situe, tout comme les blogs, Wikipedia, les sites de partage de vidéo, de photo, de musique, Amazon (qui permet de commenter les produits), les forums, etc, bref, ce phénomène qui incite les gens à publier des informations en ligne peut faire peur.</p>
<p>D&#8217;une part, il y a fort à parier que ceux qui participent à ces sites, les jeunes en particulier, ne maîtrisent probablement pas bien les conséquences pour leur vie privée des décisions qu&#8217;ils prennent chaque fois qu&#8217;ils poussent du contenu en ligne. En un mot, ils n&#8217;ont peut être qu&#8217;une idée bien limitée de la nécessité de protéger leur vie privée et ne sont pas nécessairement capables de prendre des décisions éclairées dans ce domaine pour leur propre bien. Ils risquent, par contre, de payer au prix fort leur surexposition publique lorsque ces données seront toujours accessibles quelques années plus tard et se retourneront contre eux. Ceci est une supposition, à vérifier, bien entendu. C&#8217;est bien connu: les jeunes, c&#8217;est idiot et ça ne sait rien. Je peux le dire d&#8217;autant mieux que j&#8217;approche de la quarantaire.</p>
<p>D&#8217;autre part, les entreprises qui collectent massivement ces données se retrouvent à la tête de véritables fichiers de population géants dont on ignore véritablement l&#8217;usage qu&#8217;ils en font ou que d&#8217;autres pourraient en faire.</p>
<p>Facebook n&#8217;échappe pas à la règle. Et chaque fois que je lis un article de presse s&#8217;inquiétant de la montée en puissance de ce géant en devenir, je me demande où étaient ces gardiens du temple lorsque Benchmark group a acheté Copains d&#8217;avant, base de données rassemblant 5 million de français que chacun peut consulter comme il veut et dont la politique de protection de la vie privée est bien étrange.</p>
<blockquote><p>2. Vie privée [...extrait...]<br />
L&#8217;utilisateur accorde à Copains d&#8217;avant et à Benchmark Group une licence gracieuse, mondiale et définitive pour utiliser sur tous médias existants ou à venir, les informations qu&#8217;il aura déposées sur le site. Ceci inclut notamment la diffusion des photographies et informations déposées sur d&#8217;autres sites édités par Benchmark Group sur Internet, ou sur téléphone mobile.</p></blockquote>
<p><strong>Quelques interrogations sur Facebook et la vie privée. </strong></p>
<p>Ceci étant dit, Facebook pose quelques problèmes de confiance qui lui sont plus spécifiques:</p>
<ul>
<li>Facebook n&#8217;efface jamais les données. Vous pouvez désactiver votre compte Facebook. A tout moment, vous pourrez le réactiver et retrouver vos données. Les données ne sont pas effacées. Sur Facebook, on ne meurt jamais. Intéressant pour la postérité. Embêtant pour la vie privée.</li>
<li>Alors qu&#8217;on utilise Facebook pour retrouver des amis et garder un lien social avec eux, Facebook les utilise à une autre fin, vendre de la publicité. Nulle part cela n&#8217;est expliqué clairement. Nulle part on nous dit simplement comment les données sont utilisées et pourquoi. Pas très transparent tout ça.</li>
<li>Facebook ne permet pas de récupérer facilement toutes ses données pour, par exemple, les utiliser ailleurs. Ceci verrouille toute forme de concurrence en créant un &#8220;consumer lock-in&#8221;, cher à nos amis de chez Microsoft, Apple, etc.  Si je ne suis pas content de Facebook et que je veux reconstruire mon réseau d&#8217;ami ailleurs, il faut tout refaire à la main. Il faut aussi que tous mes amis &#8220;migrent&#8221; vers une autre plateforme&#8230; Le manque d&#8217;ouverture que j&#8217;évoquais dans l&#8217;<a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2007/12/05/111-facebook-contre-copains-davant-web-10-contre-web-20">article précédent</a> est ici un sérieux frein à la concurrence.</li>
<li>Même si les fonctionnalités de protection de la vie privée sont puissantes et nombreuses, elles sont complexes à utiliser et le système n&#8217;encourage pas les internautes à s&#8217;en servir. Il ne fournit aucun vrai conseil pédagogique pour bien gérer son profil et ne montrer que ce qu&#8217;on a envie de montrer à qui on a envie de le montrer. Résultat, le profil de beaucoup d&#8217;utilisateurs est visible par pure négligence. Quite à jouer le jeu de la protection de la vie privée, pourquoi ne pas le jouer à fond ?</li>
<li>Les applications Facebook sont développées par des tiers. Pour s&#8217;inscrire à une de ces applications, on doit accepter de transmettre des données personnelles au tiers et on adhère à une politique de vie privée et à des conditions d&#8217;utilisations qui ne sont pas celles de Facebook. Quand on installe beaucoup d&#8217;applications tierces, on passe son temps à accepter de donner des informations personnelles à des tiers. Cette banalisation du transfert de données à des entreprises ou des particuliers dont on ignore tout est vraiment préoccupante&#8230;</li>
<li>Des conditions d&#8217;utilisation et politique de protection de la vie privée en anglais, société qui n&#8217;est présente ni en France, ni en Europe, tout ceci implique une incertitude quant à la loi applicable en cas de problème ou sur  l&#8217;impossibilité d&#8217;appliquer la loi française à un litige survenant avec Facebook. Bref, du flou juridique.</li>
<li>La première chose que me demande Facebook quand je m&#8217;inscris, c&#8217;est de lui donner mon mot de passe pour accéder à mes carnets d&#8217;adresse gmail, hotmail, etc. Bien sûr, c&#8217;est pour récupérer le carnet d&#8217;adresse afin de chercher si mes amis sont dans Facebook. Ces mots de passe sont-ils conservés par Facebook ? Je croyais qu&#8217;on ne devait jamais donner de mot de passe à personne. Voilà une contradiction bien surprenante avec un principe de sécurité fondamental. Un mot de passe ne doit être communiqué à personne.</li>
<li>Qu&#8217;arrivera-t-il à mes données personnelles si Facebook est acquis ou fusionne avec une autre société ?</li>
<li>Et qui me dit que Facebook ne va pas demain changer ses conditions d&#8217;utilisations ?</li>
</ul>
<p>Enfin, et c&#8217;est la petite touche paranoïaque de la semaine: qu&#8217;est-ce qui me dit que les services de renseignements (ou syldaves) n&#8217;utilisent pas (ou n&#8217;utiliseront pas) Facebook pour tout savoir sur moi, hein ?</p>
<p><strong>Malgré tout, ça marche !</strong></p>
<p>Malgré tout cela, il y a chaque jour des dizaines de milliers d&#8217;utilisateurs supplémentaires dans Facebook. Le succès de Facebook repose sur la création et l&#8217;alimentation du lien entre les personnes. C&#8217;est un ressort universel et extrêmement puissant qui, en plus, touche avec Facebook et consors, des populations jeunes que l&#8217;on a pas véritablement éduquées quant aux risques liés à la communication de leurs données personnelles.</p>
<p>On peut se demander avec angoisse si faute de répondre aux questions ci-dessus afin de satisfaire le besoin de protection de la vie privée des internautes, le succès de Facebook et d&#8217;autres sites du même genre ne va pas réduire de facto les attentes et les exigences en matière de protection de la vie privée des personnes. Avec tous les risques que cela comporte pour l&#8217;avenir.</p>
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		<item>
		<title>Copains d&#8217;avant contre Facebook: Web 1.0 contre Web 2.0</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Dec 2007 20:52:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Comprendre Internet]]></category>

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		<description><![CDATA[Copains d&#8217;avant devient gratuit. Saluons la première victime française de Facebook. Pourtant Copains d&#8217;avant avait tout pour être une star. Que s&#8217;est-il passé ? On est passé du Web 1.0 au Web 2.0. C&#8217;est tout. Facebook et Google se font la guerre à coup d&#8217;API. Et Copains d&#8217;avant ? Va savoir&#8230;
Une série de trois articles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Copains d&#8217;avant devient gratuit. Saluons la première victime française de Facebook. Pourtant Copains d&#8217;avant avait tout pour être une star. Que s&#8217;est-il passé ? On est passé du Web 1.0 au Web 2.0. C&#8217;est tout. Facebook et Google se font la guerre à coup d&#8217;API. Et Copains d&#8217;avant ? Va savoir&#8230;</p>
<p>Une série de trois articles reprenant quelques réflexions autour de Facebook, <a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2007/11/29/109-copains-davant-facebook-ma-tuer">son modèle économique</a> (la semaine dernière), le web 2.0 (aujourd&#8217;hui) et la <a href="/dotclear/2008/01/04/112-facebook-et-ma-vie-privee-tous-a-poil-dans-facebook?PHPSESSID=aad99617796df6c2bbbe83fab6ba33c7">protection de la vie privée</a> (prochain article).</p>
<p><span id="more-111"></span><strong>You know what ? I am API ! </strong></p>
<p>La nature ouverte de Facebook et fermée de Copains d&#8217;avant est l&#8217;autre grande différence entre ces deux sites.</p>
<p>Facebook propose en standard un ensemble de fonctionnalités ainsi qu&#8217;un certain nombre d&#8217;applications à utiliser avec ses amis. Les fonctionnalités permettent par exemple de créer et gérer mon propre profil, de trouver des amis et de les ajouter/retirer de ma liste, de gérer mes préférences de protection de la vie privée. Les applications consistent à gérer des groupes, des photos, des événements et d&#8217;acheter des cadeaux (virtuels, mais payants quand même).</p>
<p>Jusque là, on est proche de Copains d&#8217;avant (quoi que beaucoup plus agréable à utiliser).</p>
<p>Mais, comme Google, Yahoo, Amazon et les autres, Facebook a ouvert son API. Une API ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Interface_de_programmation">Application Programming Interface</a> ou encore, en français &#8220;interface de programmation&#8221;. Il s&#8217;agit d&#8217;un ensemble de fonctions standard que des développeurs peuvent utiliser dans leurs applications pour échanger des données avec Facebook ou exécuter des actions dans Facebook. Grâce à <a href="http://developers.facebook.com/documentation.php">cette API</a>, n&#8217;importe quel programmeur peut écrire une petite (ou grosse) application utilisant les données de la base de données de Facebook et que tout utilisateur de Facebook peut installer dans son compte.</p>
<p>Cette approche est extrêmement puissante puisqu&#8217;elle permet à Facebook d&#8217;accroître très rapidement son offre d&#8217;applications sans avoir à supporter les coûts de développement associés. Il y a déjà près de 10 000 applications de ce genre, et ce sont elles, en grande partie, qui font le succès de Facebook. Par leur originalité et, souvent, leur caractère totalement superficiel (&#8221;Zombies : Bite your friends and make them zombies!&#8221;).</p>
<p>Là, on est très loin de la logique de Copains d&#8217;avant. Facebook se positionne comme un moteur de réseau social ou une plate-forme de réseau social que d&#8217;autres peuvent utiliser pour y offrir leurs services. Copains d&#8217;avant est un site fermé offrant uniquement un bouquet de services maison. C&#8217;est le <a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2005/10/26/23-web-20">web 2.0</a> contre le web 1.0.</p>
<p>Il faut cependant apporter une nuance à l&#8217;ouverture prétendue de Facebook. Alors que je peux exploiter les données d&#8217;Amazon, Yahoo ou de <a href="http://maps.google.fr/">Google maps</a> sur mon site web grâce aux API de ces sites (<a href="http://www.gmapsdirectory.com/">liste d&#8217;exemples pour Google maps</a>), si je ne me trompe, on ne peut pas créer d&#8217;application Facebook en dehors de Facebook. Plus précisément, les applications tournent sur des serveurs extérieurs à Facebook mais l&#8217;utilisation est intégrée à Facebook. Les utilisateurs doivent par exemple impérativement passer par Facebook pour utiliser une application qui repose sur l&#8217;API Facebook. On est loin de l&#8217;ouverture d&#8217;Amazon ou de Google dont l&#8217;API peut être exploitée depuis n&#8217;importe quel site web, autorisant toute sortes de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Application_composite">mashups</a> ou application composite à base de données en provenance de différentes sources.</p>
<p>C&#8217;est sur cette nuance que s&#8217;organise la contre-attaque de Google contre Facebook. Pour bien comprendre l&#8217;enjeu, il faut recadrer un peu les choses.</p>
<p><strong>Facebook n&#8217;est pas un réseau social</strong></p>
<p>Pour vous, Facebook est peut-être un réseau social, et TF1 est peut-être une chaîne de télé.</p>
<p>Comme je l&#8217;ai expliqué dans l&#8217;<a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2007/11/29/109-copains-davant-facebook-ma-tuer">article précédent</a>, en réalité, Facebook peut être considéré comme un vendeur d&#8217;espace publicitaire ciblé. Les vrais clients de Facebook ne sont pas les internautes, ce sont les annonceurs. Le réseau social n&#8217;est là que pour permettre la vente d&#8217;espace à des annonceurs. Car pour vendre de la pub ciblée, il faut des visiteurs (qui voient la pub et cliquent dessus) et des données (pour cibler la pub). Ce modèle est le même que pour TF1, dont les vrais clients ne sont pas les téléspectateurs mais les annonceurs. La différence entre les 2 étant que TF1 n&#8217;a aucun moyen de cibler sa publicité.</p>
<p>Ce modèle permet à Facebook comme à TF1 d&#8217;être gratuit pour les internautes et les télespectateurs mais pas pour les annonceurs. Tant mieux, sans doute<strike>, puisqu&#8217;on n&#8217;a pas besoin de payer pour regarder Koh Lantah</strike>. Mais ce modèle a forcément des conséquences, nous y reviendrons peut-être un jour sur ce blog. Dites-vous simplement que <strong>l&#8217;intérêt de Facebook n&#8217;a pas nécessairement besoin de coincider totalement avec celui des internautes puisque l&#8217;argent de Facebook vient de la poche des annonceurs, et non de celle des internautes</strong>.</p>
<p>Dans le même esprit, Google est moins un moteur de recherche qui fait aussi les emails (Gmail) et les cartes (Google maps) qu&#8217;un vendeur d&#8217;espace publicitaire.</p>
<p>Ce qui revient à dire que Facebook et Google sont des concurrents, malgré le fait que Facebook ne soit pas un moteur de recherche ni Google un géant du réseau social. ils ont les mêmes clients et le même marché: l&#8217;annonce publicitaire ciblée. Tout espace de publicité ciblée acheté chez Facebook est potentiellement perdu pour Google, et réciproquement.</p>
<p>Il est donc intéressant de regarder ce que fait le géant Google pour contrer petit Facebook qui monte.</p>
<p><strong>Google contre Facebook</strong></p>
<p>Le 5 novembre dernier, Google <a href="http://www.techcrunch.com/2007/10/30/details-revealed-google-opensocial-to-be-common-apis-for-building-social-apps/">a annoncé</a> une nouvelle API appelée &#8220;OpenSocial&#8221; qui vise <a href="http://www.techcrunch.com/2007/09/21/google-to-out-open-facebook-on-november-5">le même objectif</a> que l&#8217;API Facebook mais en étant totalement ouverte là où l&#8217;API Facebook est ouverte à 98%.</p>
<p><a href="http://code.google.com/apis/opensocial/">OpenSocial</a> (qui n&#8217;est pas le nom du programme de rénovation du parti socialiste français, rassurez-vous) fournit aux plate-formes de réseaux sociaux un standard commun d&#8217;API à offrir aux développeurs. Ainsi, si je développe une application qui exploite les données de <a href="http://www.orkut.com">Orkut</a>, le réseau social de Google, je peux très facilement la proposer également pour<a href="http://www.linkedin.com/"> LinkedIn</a>, <a href="http://www.viadeo.com/">Viadeo</a>, et autres partenaires de Google dans cette histoire.</p>
<p>Et Facebook ? Non, bien sûr, car l&#8217;API de Facebook est spécifique à Facebook. Elle n&#8217;est pas &#8220;open&#8221;. Comprendo ? &#8220;Plus open que Google, tu meurs&#8221;. Enfin, quand ça les arrange.</p>
<p>OpenSocial permet l&#8217;interopérabilité des réseaux sociaux pour les développeurs d&#8217;applications qui pourront les proposer sur des sites tiers. Demain, je pourrai mettre une application Orkut sur mon site web. Ca ne gêne pas Google, propriétaire d&#8217;Orkut, puisqu&#8217;il y a de grandes changes que les bandeaux de pub sur mon site web proviennent de <a href="http://www.google.com/adsense">Google Adsense</a>&#8230; C&#8217;est autant de pub qui ne sera pas visible sur Facebook.</p>
<p>Voilà le talon d&#8217;Achille de Facebook. Facebook veut que les applications soient vues dans Facebook pour pouvoir y coller sa pub. Facebook n&#8217;est pas capable de distribuer la publicité ciblée sur des sites tiers. Google n&#8217;a pas ce problème puisqu&#8217;il est déjà leader dans la publicité ciblée distribuée (Google AdSense). Au contraire, OpenSocial augmente les bonnes raisons de mettre de la pub Google sur son site.</p>
<p>A terme, Google va certainement ajouter une couche de réseau social à l&#8217;ensemble de ses applications. Votre carnet d&#8217;adresse Gmail fera apparaître les amis de vos amis et leur statut par exemple. Vous pourrez directement faire apparaître dans Google maps les lieux où sont vos amis. Etc.</p>
<p>Et Copains d&#8217;avant dans tout ça ? Il va falloir innover sérieusement &#8230;</p>
<p>La suite, très bientôt, avec un petit article sur Facebook et la protection de la vie privée.</p>
<p>PS:  à l&#8217;heure où j&#8217;écris ces lignes, je découvre un article surprenant sur Mark Zuckerberg, le jeune fondateur de Facebook. Le jeune milliardaire (potentiel) aurait, semble-t-il, <a href="http://www.lefigaro.fr/hightech/2007/12/03/01007-20071203ARTFIG00509-la-vie-privee-du-fondateur-de-facebook-sous-les-projecteurs.php">quelques poursuites judiciaires</a> malheureuses accrochées à son pantalon (<a href="http://www.02138mag.com/magazine/article/1724.html">article original</a>). Ennuyeux, pour un business qui repose sur l&#8217;agrégation d&#8217;informations personnelles et donc sur la confiance et l&#8217;éthique.</p>
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		<item>
		<title>Copains d&#8217;avant : Facebook m&#8217;a tuer !</title>
		<link>http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2007/11/29/109-copains-davant-facebook-ma-tuer</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Nov 2007 21:36:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Comprendre Internet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2007/11/29/109-copains-davant-facebook-ma-tuer</guid>
		<description><![CDATA[Il y a quelques jours, j&#8217;ai reçu un email m&#8217;annonçant que Copains d&#8217;avant devenait gratuit. Saluons la première victime française de Facebook. Pourtant Copains d&#8217;avant avait tout pour être une star. Que s&#8217;est-il passé ?
Une série de trois articles reprenant quelques réflexions autour de Facebook, son modèle économique, le web 2.0 et la protection de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2008/01/zuckerberg-small.jpg" title="Mark Zuckerberg. Fondateur de Facebook." alt="Mark Zuckerberg. Fondateur de Facebook." align="right" height="121" width="96" />Il y a quelques jours, j&#8217;ai reçu un email m&#8217;annonçant que <a href="http://copainsdavant.linternaute.com/">Copains d&#8217;avant</a> devenait gratuit. Saluons la première victime française de <a href="http://www.facebook.com">Facebook</a>. Pourtant Copains d&#8217;avant avait tout pour être une star. Que s&#8217;est-il passé ?</p>
<p>Une série de trois articles reprenant quelques réflexions autour de Facebook, son modèle économique, <a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2007/12/05/111-facebook-contre-copains-davant-web-10-contre-web-20">le web 2.0 </a>et la <a href="/dotclear/2008/01/04/112-facebook-et-ma-vie-privee-tous-a-poil-dans-facebook?PHPSESSID=aad99617796df6c2bbbe83fab6ba33c7">protection de la vie privée</a>. On commence avec le modèle économique.</p>
<p><span id="more-109"></span>J&#8217;étais inscrit à Copains d&#8217;avant il y a des années. Avec un faux nom, bien sûr, juste pour voir. Ca m&#8217;a bien plu à l&#8217;époque mais quand j&#8217;ai voulu contacter d&#8217;anciens copains de classe ou accéder à leur profil détaillé, le site m&#8217;a demandé de l&#8217;argent. J&#8217;ai donc laissé tomber.</p>
<p>Et puis, plus tard, comme je recevais sans cesse des tas d&#8217;emails &#8220;Il y a de nouveaux inscrits sur Copains d&#8217;avant&#8221; qui n&#8217;avaient aucun intérêt, j&#8217;ai désactivé cette fonction. Du coup, j&#8217;ai oublié Copains d&#8217;avant.</p>
<p>Copains d&#8217;avant, c&#8217;est pourtant 5 millions d&#8217;inscrits, 1 millions de photos&#8230;. C&#8217;est aussi l&#8217;un des sites de <a href="http://www.benchmark.fr/">Benchmark Group</a>, une boîte de conseil française, qui fait des études, des formations, anime des sites web d&#8217;information, envoie des newsletters, etc.</p>
<p>5 millions de membres. Peu ont sans doute utilisé un faux nom comme moi puisque le but du site est de retrouver des anciens camarades de classe. Donc 5 millions d&#8217;inscrits, c&#8217;est presque 10% de la population française. Un beau chiffre. Qui n&#8217;est pas surprenant: retrouver des amis, créer ou recréer du lien est l&#8217;une des grandes fonction sociale d&#8217;Internet. Copains d&#8217;avant a été le premier site français à vraiment proposer quelque chose de sérieux dans ce domaine. Avec un modèle économique simple: on paye pour voir.</p>
<p>Le moteur principal du succès original de Facebook est exactement le même. <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mark_Zuckerberg">Mark Zuckerberg</a>, 23 ans, a fondé Facebook en imaginant un système pour garder un lien avec ses camarades de classe. Comme Copains d&#8217;avant, il a progressivement étendu le service aux membres et anciens membres d&#8217;une même entreprise pour finalement l&#8217;ouvrir à tout le monde, mais en gardant l&#8217;idée d&#8217;appartenance à un réseau ou à un groupe. Comme Copains d&#8217;avant, utiliser Facebook n&#8217;a de sens qu&#8217;avec sa vraie identité. Comme Copains d&#8217;avant, le succès de Facebook a été exponentiel.</p>
<p>Là s&#8217;arrête la comparaison. Bien entendu, Copains d&#8217;avant est franco-français, Facebook est international.<br />
Mais ce n&#8217;est pas la seule différence.</p>
<p><strong>Le modèle économique de ces deux sites est radicalement différent.</strong></p>
<p>Sur Copains d&#8217;avant, on s&#8217;inscrit gratuitement, mais pour entrer en relation avec les copains retrouvés, il fallait payer (plus maintenant). Sur Facebook, tout est gratuit pour les utilisateurs. Celui qui paye, car il faut bien que quelqu&#8217;un paye, c&#8217;est l&#8217;annonceur. Le modèle économique repose sur la publicité ciblée. Puisqu&#8217;il n&#8217;y a aucune barrière à l&#8217;utilisation, la fréquentation peut s&#8217;accroître très vite. Avec 770 000 utilisateurs en France en quelques mois, malgré une interface en anglais, Facebook ne va pas tarder à tarir très sérieusement les revenus de Copains d&#8217;avant.</p>
<p>Sur Facebook, retrouver ses copains de classe est souvent l&#8217;objectif de la première inscription. Mais une fois inscrit, et une fois les copains retrouvés, le système a tendance à vous pousser à utiliser des applications qui permettent au lien créé avec ces amis de rester actif.</p>
<p>Ainsi, les principales actions de mes amis dans Facebook sont automatiquement visibles sur ma page d&#8217;accueil au jour le jour, via les fameux newsfeeds. Je vois donc que Julie a écouté tel morceau de musique, que Nathalie est en train de lire tel livre, que Michael a posté tel lien vers un site intéressant, que Marcel et Georgette sont amis, etc. Je vois les nouvelles photos du marriage de Stéphanie et Jean-Marc que Michel vient de poster. Je sais en un clin d&#8217;oeil que &#8220;Nathalie a une indigestion&#8221; car elle a changé son statut ce matin en ce connectant. Et ce nouveau statut est visible par tous ses amis, dont moi.</p>
<p>De plus, Facebook permet d&#8217;interagir de façon un peu superficielle avec ses amis: envoyer une bière (virtuelle) à Fabrice, botter les fesses de Nicolas, faire des petits quizz sans intérêt avec Sophie, comparer les goûts musicaux avec Claudia. J&#8217;en passe. Il y a des miliers d&#8217;applications dans Facebook, toutes aussi inutiles les unes que les autres mais qui permettent d&#8217;alimenter un lien social qui sans elles, serait peut-être inexistant.</p>
<p>On peut, bien entendu, également créer des groupes dans Facebook. Et c&#8217;est encore une autre façon de stimuler le lien entre les personnes.</p>
<p>Facebook est réseau social: un site sur lequel on a envie d&#8217;aller tous les jours pour savoir se qui se passe dans la vie de nos relations et tenir nos relations au courant de ce qui se passe dans la nôtre. Créer et maintenir des conversations est l&#8217;activité la plus fondamentale de l&#8217;espèce humaine et Internet est le média de choix pour cela, comme l&#8217;expliquait si bien le Cluetrain manifesto.</p>
<p>Facebook, créé en 2004, compte aujourd&#8217;hui <a href="http://www.facebook.com/press/releases.php?p=8084">50 millions d&#8217;utilisateurs actifs</a> (sans qu&#8217;on sache bien ce qu&#8217;est un &#8220;utilisateur actif&#8221; d&#8217;ailleurs). Il a généré à lui tout seul 1% du trafic d&#8217;Internet dans la semaine qui s&#8217;est terminée le 20 octobre 2007 et croît de 200 000 inscrits supplémentaires par &#8230; jour. 60% des utilisateurs de Facebook ne sont pas américains (voir d&#8217;<a href="http://www.facebook.com/press/info.php?statistics">autres chiffres</a>)</p>
<p>10% de la population du Canada est dans Facebook. Chiffre surprenant, n&#8217;est-ce pas ? Mais Copains d&#8217;avant, avec ses 5 millions d&#8217;inscrits, n&#8217;est-il pas proche de 10% de la population française ?</p>
<p>Copains d&#8217;avant faisait payer la (re)création du lien avec les anciens copains et la seule vraie raison, une fois le contact établi de retourner sur le site était la possible inscription de nouveaux &#8220;anciens copains&#8221;. D&#8217;où ces emails que le site envoyait tout le temps aux inscrits pour les prévenir de l&#8217;inscription de nouvelles personnes qui étaient dans leur lycée ou leur fac. Emails casse-pieds, au final, car il était extrêmement rare qu&#8217;un de ces emails conduise vers quelqu&#8217;un que je connaissais.</p>
<p>Facebook permet de recréer le lien avec ses relations et surtout de l&#8217;entretenir.  Facebook offre donc:</p>
<ul>
<li>une vraie raison de rendre publiques (semi-publique) des données personnelles, puisqu&#8217;il s&#8217;agit de les donner à des gens que j&#8217;ai choisi comme &#8220;amis&#8221; (relation serait sans doute plus juste) et qui ont approuvé ce statut. En même temps, ces données permettent à Facebook d&#8217;offrir aux annonceurs de la publicité ciblée, fondée sur ces données.</li>
<li> une vraie raison de retourner sur le site, donc un excellent moteur pour vendre de la publicité à des annonceurs puisque la récurrence des visites multiplie les chances de voir la publicité.</li>
</ul>
<p><strong>Facebook, le retour des infomédiaires ?</strong></p>
<p>Le modèle économique de Facebook réalise l&#8217;utopie des &#8220;<a href="http://hbswk.hbs.edu/archive/812.html">infomédiaires</a>&#8221; prédit à la fin des années 90 par <a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&amp;location=http%3A%2F%2Famazon.fr%2Fs%3F%5F%5Fmk%5Ffr%5FFR%3D%25C5M%25C5Z%25D5%25D1%26url%3Dsearch-alias%253Daps%26field-keywords%3Dhagel%2Bsinger%26Go.x%3D0%26Go.y%3D0%26Go%3DGo&amp;tag=laurentbernat-21&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746">John Hagel et Marc Singer</a> : ces intermédiaires d&#8217;information devaient récolter nos données personnelles avec notre accord pour les vendre à des entreprises afin qu&#8217;elles nous envoient de la publicité ciblée, donc utile. Des sortes d&#8217;agents personnels délégués pour gérer nos données.</p>
<p>Le problème, c&#8217;est que personne ne veut donner d&#8217;informations personnelles pour recevoir de la publicité ciblée. D&#8217;abord, communiquer des données personnelles est une action extrêmement engageante. Chacun sait bien qu&#8217;une fois communiquées, le contrôle &#8220;physique&#8221; ou &#8220;technique&#8221; qu&#8217;on peut avoir sur nos informations personnelles devient impossible. La seule garantie que ces données ne seront pas utilisées à d&#8217;autres fins indésirables est purement morale, et éventuellement juridique&#8230;</p>
<p>Par ailleurs, personne ne veut recevoir de la publicité, même ciblée, car la publicité ne sert à rien. Sinon, ce n&#8217;est pas de la publicité, c&#8217;est un service ou un produit. L&#8217;idée même que les gens puissent être demandeurs de publicité ciblée est une idée de marketeur. Gens sympathiques, qui font un métier passionnant, mais qui ont tendance à oublier que tout le monde se fout de leurs produits et souhaite avoir la paix.</p>
<p>Donc ces infomédiaires dont on parlait tant à l&#8217;époque de la bulle Internet ne sont jamais apparus car ce concept était fondé sur deux prémisses erronées: 1/ la pub ciblée intéresse les gens et 2/ ils sont prêts à donner des informations personnelles pour en recevoir.</p>
<p>Cependant, les entreprises souhaitent toujours envoyer de la publicité ciblée. Le marché potentiel est gigantesque car les canaux de diffusion de publicité ciblée sont limités : courriers postaux, marketing téléphonique, démarchage&#8230; coûteux et pas très efficace.</p>
<p>Pour répondre à cette demande, un service offrant aux internautes une vraie raison de donner leurs informations personnelles et de venir s&#8217;exposer à de la publicité ciblée (proposée grâce à ces informations personnelles) était nécessaire. Facebook correspond exactement à cela.</p>
<p><strong>Copains d&#8217;avant n&#8217;a pas vu la poule aux oeufs d&#8217;or</strong></p>
<p>Ce qui me frappe dans cette première comparaison entre Facebook et Copains d&#8217;avant, c&#8217;est que Copains d&#8217;avant avait tout pour être le Facebook français: un site web capable de récupérer 5 millions d&#8217;informations personnelles de qualité dans un pays de 60 millions de personnes, c&#8217;est une véritable mine d&#8217;or pour des annonceurs.</p>
<p>Plutôt que de systématiser une offre gratuite reposant sur la publicité, on a préféré le sonnant et le trébuchant en faisant payer les internautes pour pouvoir discuter avec leurs anciens copains. Pourquoi pas ? Mais les quelques euros qu&#8217;on peut récupérer des internautes désireux de retrouver leurs amis - et Copains d&#8217;avant en a sûrement gagné- ne sont rien à côté des milliards qu&#8217;on peut gagner en vendant de l&#8217;espace publicitaire ciblé à des marques qui ne demandent que ça, et comme nous le verrons dans le prochain article, en ouvrant cette plate-forme à des développeurs tiers.</p>
<p>Le <a href="http://www.facebook.com/press/releases.php?p=8084">partenariat de 240 millions</a> de dollars entre Facebook et Microsoft valorise d&#8217;ailleurs Facebook à hauteur de 15 milliards de dollars. Le modèle économique de Copains d&#8217;avant a cantonné cette application à un niveau relativement modeste: un petit site français sympathique, mais dont les possibilités et l&#8217;intérêt sont, malgré tout, limités. Par ailleurs, pourquoi l&#8217;interface utilisateur de Copains d&#8217;avant est-elle si pénible ? Sans doute parce que la revisite n&#8217;a jamais été vraiment l&#8217;objectif de ce site alors que la simplicité d&#8217;utilisation de Facebook est une condition sine qua non de sa rentabilité : si les utilisateurs s&#8217;inscrivent et ne reviennent pas, Facebook ne vend pas d&#8217;espace de pub.</p>
<p>Allez, Copains n&#8217;est pas mort. Son cadavre bouge encore. Mais Facebook a un autre gros avantage technique, celui-là, mais directement lié à son modèle économique : il est ouvert. Ouvert ? Hmm. Pas tant que ça. La suite bientôt.</p>
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		<item>
		<title>Le Figaro observe l&#8217;agitation des bourses</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Aug 2007 19:22:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Rigolade]]></category>

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		<description><![CDATA[




Vu, vendredi et aujourd&#8217;hui sur le site du Figaro et de RTL. Les bourses ont été très agitées, secouées et tourmentées. Heureusement, elles ont fini par remonter. Il est vrai qu&#8217;on a injecté des liquidités&#8230; Malheureusement, ça n&#8217;a pas empêché RTL de noter une nouvelle chute des bourses. Si seulement De Gaulle ou Antoine Pinay [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_104" class="wp-caption alignright" style="width: 106px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2007/08/bourses-secouees-vign.gif"><img class="size-thumbnail wp-image-104" title="Le Figaro en a les bourses toutes secouées... Le 10 août 2007 - Vignette" src="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2007/08/bourses-secouees-vign.miniature.gif" alt="Les bourses européennes toujours secouées" width="96" height="72" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p>Vu, vendredi et aujourd&#8217;hui sur le site du Figaro et de RTL. Les bourses ont été très agitées, secouées et tourmentées. Heureusement, elles ont fini par remonter. Il est vrai qu&#8217;on a injecté des liquidités&#8230; Malheureusement, ça n&#8217;a pas empêché RTL de noter une nouvelle chute des bourses. Si seulement De Gaulle ou Antoine Pinay étaient là !<span id="more-106"></span>On salue au passage l&#8217;ergonomie du site du Figaro, largement améliorée voici quelques mois.<br />
Les médias, premier employeur de stagiaires au mois d&#8217;août ?</p>
<p>Celui qui saura nommer cette figure de style gagnera une tringle à rideaux&#8230;</p>
<div style="text-align: center"><img id="image104" title="Le Figaro en a les bourses toutes secouees... Le 10 aout 2007 - Vignette" src="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2007/08/bourses-secouees-vign.gif" alt="Le Figaro en a les bourses toutes secouees... Le 10 aout 2007 - Vignette" /></div>
<div style="text-align: center"><img id="image105" src="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2007/08/bourses-2-cropped.gif" alt="Les bourses sont tourmentÃ©es... Le Figaro" /></div>
<div style="text-align: center"><img id="image107" src="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2007/08/bourses-rebonddisent.gif" alt="Les bourses europeennes rebondissent" /></div>
<div style="text-align: center"><img id="image108" src="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/wp-content/uploads/2007/08/bourses-en-baisse.jpg" alt="Les bourses en baisse" /></div>
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		<item>
		<title>Retour à la vie</title>
		<link>http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2007/08/13/101-retour-a-la-vie</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Aug 2007 19:21:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Comprendre Internet]]></category>

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		<description><![CDATA[Un an. Presque un an que je n&#8217;ai rien publié sur ce blog. Quatre causes majeures:

Les thèmes abordés dans ce blog ne recouvrent pas exactement ceux de mon activité professionnelle. Par conséquent, le temps passé à le mettre à jour est entièrement pris sur mon temps de loisirs. Je parle ici du temps passé pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un an. Presque un an que je n&#8217;ai rien publié sur ce blog. Quatre causes majeures:<span id="more-101"></span></p>
<ul>
<li>Les thèmes abordés dans ce blog ne recouvrent pas exactement ceux de mon activité professionnelle. Par conséquent, le temps passé à le mettre à jour est entièrement pris sur mon temps de loisirs. Je parle ici du temps passé pour trouver les idées à développer dans le blog beaucoup plus que du temps passé à écrire, qui est relativement marginal. Et quand la quantité de travail s&#8217;accroît, le temps de loisirs diminue. Et le blog s&#8217;étiole&#8230;</li>
<li>Je participe activement à un <a title="Nogent sur Marne" href="http://www.coteaudenogent.fr">autre blog</a>, à dimension locale, qui me prend énormément de temps. C&#8217;est toujours la même histoire: 24 heures dans une journée et si peu dans une soirée&#8230;</li>
<li>La maintenance d&#8217;un blog, c&#8217;est aussi le suivi des commentaires. S&#8217;il n&#8217;y avait pas les commentaires, l&#8217;expérience du blog serait moins intéressante. Or, le phénomène du spam de commentaires est devenu quelque chose de particulièrement pénible.<br />
En gros, tous les jours, des dizaines de faux commentaires sont envoyés sur ce blog pour vendre le même genre de trucs que ce qui est vendu par le spam via email (on appelle ça le &#8220;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Splog">splog</a>&#8220;). Il faut donc les regarder pour les effacer mais sans effacer par erreur les commentaires des vrais internautes. Ca a l&#8217;air facile comme ça, mais tous les jours, ça devient très pénible.<br />
Il y a bien des plug-ins qui permettent de filtrer les commentaires plus ou moins automatiquement. Mais ce qui existait il y a un an pour <a href="http://www.dotclear.net">Dotclear</a>, le logiciel de blog que j&#8217;utilisais, n&#8217;était pas satisfaisant. J&#8217;ai donc fini par fermer les commentaires ce qui a fait tomber ma motivation pour écrire. Mauvaise passe.</li>
<li>J&#8217;ai également été un peu déçu par Dotclear. Utiliser un logiciel de blog qui n&#8217;évolue pas pendant des mois, c&#8217;est assez frustrant pour quelqu&#8217;un qui s&#8217;intéresse un peu aux aspects techniques de la chose. Surtout si on utilise par ailleurs un autre logiciel qui, lui, est en évolution permanente. Mon expérience de <a href="http://www.wordpress.org">Wordpress</a>, avec l&#8217;autre blog dont je parlais ci-dessus, m&#8217;a  redonné espoir tant en matière de lutte contre le splog que d&#8217;intérêt purement informatique.<br />
Wordpress utilise en effet un plug-in (Askimet) qui fonctionne relativement bien pour bloquer cette abominable vérole qu&#8217;est le splog. C&#8217;est une application très flexible, souple et surtout bénéficiant d&#8217;un très grand nombre de plug-ins fort utiles. Du coup, je me suis lancé dans une migration de mon site en Dotclear vers Wordpress. Une opération qui n&#8217;a pas été aisée, mais que j&#8217;ai finalement réussie.<br />
Bon, il y a encore plein de liens qui ne marchent pas, et des problèmes techniques ici ou là, mais l&#8217;essentiel est fait. Ce blog tourne maintenant avec Wordpress (le dotclear qui reste dans l&#8217;URL est là pour des raisons de compatibilité). Une des grandes frustrations de Dotclear a été l&#8217;attente de la version 2 pendant des mois et des mois&#8230; et qui n&#8217;est toujours pas sortie. Dommage.</li>
</ul>
<p>Bref, me revoilà. Je ne sais pas si je vais poster souvent. Mais je vais essayer, en tous cas.</p>
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		<item>
		<title>Mes 3 sources de podcasts favorites et mes dix meilleures émissions</title>
		<link>http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2006/09/21/100-mes-3-sources-de-podcasts-favorites-et-mes-dix-meilleures-emissions</link>
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		<pubDate>Thu, 21 Sep 2006 15:32:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Comprendre Internet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2006/09/21/100-mes-3-sources-de-podcasts-favorites-et-mes-dix-meilleures-emissions</guid>
		<description><![CDATA[Je ne suis pas un gros consommateur de podcasts mais, disons que depuis que j&#8217;ai un baladeur mp3 (pas un iPod, un archos. J&#8217;aime pas les iPod), j&#8217;écoute environ 1h15 de d&#8217;émission en ligne tous les jours en allant au boulot.
En fait, le podcast a changé ma vie. Si, si&#8230; Après quelques tâtonnements, j&#8217;ai réussi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne suis pas un gros consommateur de podcasts mais, disons que depuis que j&#8217;ai un baladeur mp3 (pas un iPod, un <a href="http://www.archos.fr">archos</a>. <a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/index.php/2005/05/04/34-pourquoi-je-nacheterai-pas-dipod">J&#8217;aime pas les iPod</a>), j&#8217;écoute environ 1h15 de d&#8217;émission en ligne tous les jours en allant au boulot.</p>
<p>En fait, le podcast a changé ma vie. Si, si&#8230; Après quelques tâtonnements, j&#8217;ai réussi à trouver des podcasts de très bonne qualité. En fait, c&#8217;est un peu comme si chaque jour, j&#8217;assistais à une conférence donnée par un véritable expert d&#8217;un domaine qui m&#8217;intéresse, mais sans me déplacer et gratuitement. Si c&#8217;est pas une révolution culturelle, ça ?</p>
<p>Voici mes 3 sources de podcasts favorites et les dix meilleures émissions que j&#8217;ai écoutées jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui. J&#8217;y ajoute quelques commentaires personnels. Je mettrai à jour ce billet <strike>régulièrement</strike> quand j&#8217;aurai le temps. Précision: tout est en anglais sauf un podcast, <a href="#jmb">Jean-Michel Billault</a>. C&#8217;est l&#8217;occasion ou jamais d&#8217;exercer vos oreilles à la langue de Shakespeare.</p>
<p><span id="more-100"></span><strong>Source 1 - <a href="http://www.grc.com/securitynow.htm">Security Now</a> - Steve Gibson, Leo Laporte</strong><br />
aussi sur le <a href="http://www.twit.tv/SN">site de Leo Laporte</a></p>
<p>Steve Gibson est ce qu&#8217;on appelle un &#8220;Security Guru&#8221;. Inventeur du terme &#8220;Spyware&#8221;, auteur du site <a href="http://www.grc.com">grc.com</a> qui permet, entre autre, de <a href="https://www.grc.com/x/ne.dll?bh0bkyd2">tester votre connexion</a> pour voir si vos ports sont ouverts, fermés ou furtifs, Gibson est un véritable expert en sécurité Internet qui sait de quoi il parle. Mais, ce qui est vraiment intéressant, c&#8217;est sa capacité à expliquer clairement des concepts abstraits et à rendre compréhensibles des notions technologiques plutôt ardues. Sa série d&#8217;émissions avec le très radiophonique Leo Laporte, animateur de twit.tv, est un véritable cours sur la sécurité informatique pour les incultes intéressés. Il passe tout en revue avec une remarquable clarté: cryptographie, firewalls, routeurs NAT, réseaux privés virtuels (VPN), virus, WEP, WPA, etc. En écoutant ces émissions depuis le début, vous pouvez vous construire une véritable culture minimale dans ce domaine et mieux comprendre comment fonctionne le réseau. En plus, il n&#8217;est pas dépourvu d&#8217;un certain sens de l&#8217;humour ce qui, chez ce genre d&#8217;individus, est plutôt rare. Steve Gibson est aussi l&#8217;auteur d&#8217;un utilitaire de récupération de disques nommé Spinrite.</p>
<p><strong>Podcast 1 - <a href="http://www.grc.com/securitynow.htm#47">Security Now #47 : Internet Weaponery</a></strong></p>
<p>Si vous ne devez écouter qu&#8217;un seul épisode de Security Now, c&#8217;est celui sur le matériel de guerre en ligne ou &#8220;Internet Weaponery&#8221;. Gibson y explique ce que sont les botnets, leur histoire, l&#8217;ampleur du problème et surtout, comment ça marche. Comment peut-on constituer de véritables armées d&#8217;ordinateurs infectés par des chevaux de Troie qui les transforment en zombies (ou robot, &#8220;bot&#8221;) prêts à répondre aux ordres de leur maître en participant à une attaque par déni de service contre tel ou tel serveur.</p>
<p>Pour quoi faire ? Au début, jouer à la guéguerre entre adolescents pubères sur des serveurs de chat (IRC). Puis, aujourd&#8217;hui, tout simplement pour extorquer des fonds à des entreprises ou réduire à néant un concurrent. La nostalgie n&#8217;est plus ce qu&#8217;elle était, ma bonne Simone. Les botnets sont aujourd&#8217;hui une menace très sérieuse pour la sécurité de l&#8217;ensemble du réseau. Steve Gibson, qui est le premier auteur grand public a avoir raconté une <a href="http://www.grc.com/dos/grcdos.htm">attaque par déni de service</a> dont il a été victime, nous offre une discussion très éclairante sur ce sujet. A ne pas lire avant de s&#8217;endormir si votre ordinateur reste allumé la nuit.</p>
<p><strong>Source 2 : <a href="http://www.itconversations.com">IT Conversations</a></strong></p>
<p>IT Conversations est une sorte de radio d&#8217;un nouveau genre qui reprend des interventions présentées lors de conférences et les diffuse sur Internet gratuitement pour tout le monde. Du coup, en écoutant les podcasts, vous pouvez entendre quelques uns des meilleurs intervenants du moment sans vous déplacer à ces conférences. Avouez que c&#8217;est pas mal. Ce qui est très intéressant, c&#8217;est que les thèmes des interventions sont loin de ne regrouper que des sujets liés à l&#8217;informatique ou Internet. Le vrai dénominateur commun, c&#8217;est l&#8217;esprit &#8220;logiciel libre&#8221;, avec sa dimension d&#8217;ouverture, d&#8217;innovation, de bien commun, etc. Un vrai concentrateur d&#8217;intelligence à la portée de tous (c&#8217;est beau, n&#8217;est-ce pas ? on dirait du Séguéla).</p>
<p><strong>Podcast 2 - Tim O&#8217;Reilly : <a href="http://www.itconversations.com/shows/detail50.html">The Software Paradigm Shift</a></strong></p>
<p>Tim O&#8217;Reilly est bien plus que l&#8217;éditeur des geeks. O&#8217;Reilly, aujourd&#8217;hui, organise des conférences et des événements qui indiquent les tendances à venir d&#8217;Internet et des technologies de l&#8217;information et permettent d&#8217;y prendre part. Régulièrement, il se fait le champion d&#8217;un paradigme révolutionnaire (tout dernièrement, le web 2.0) ou d&#8217;un concept épatant (Architecture of participation). Si vous vous intéressez à l&#8217;évolution de l&#8217;informatique et notamment au rôle pivot du logiciel libre, suivez ce que raconte Tim.</p>
<p>A suivre également: <a href="http://radar.oreilly.com/">O&#8217;Reilly Radar</a>, <a href="http://tim.oreilly.com/opensource/index.csp">tous les articles</a> de Tim, l&#8217;article sur le <a href="http://tim.oreilly.com/articles/paradigmshift_0504.html">changement de paradigme logiciel</a> et une <a href="http://tim.oreilly.com/archives/ParadigmShift.pdf">présentation</a>.</p>
<p><strong>Podcast 3 - Steve Wozniak (<a href="http://www.itconversations.com/shows/detail214.html">part 1</a>, <a href="http://www.itconversations.com/shows/detail215.html">part 2</a>)</strong></p>
<p>Dans le duo génial qui a donné naissance à Apple dans les années 70, il y avait deux Steve. Jobs, l&#8217;entrepreneur et Wozniak le geek. Sans le génie de l&#8217;un et de l&#8217;autre, Apple n&#8217;aurait jamais vu le jour. Manifestement, Jobs est passé du côté obscur de la force. Il a rejoint Bill et les autres, fascinants apprentis maîtres du monde, certes, adeptes de pratiques commerciales visant à enfermer le consommateur, à lui fournir une part de liberté à condition qu&#8217;il en cède une autre. Steve, lui, est resté un authentique geek. Dans ce podcast en deux parties, il raconte comment tout a commencé. A croire que pendant que ça maman lui préparait son biberon, lui tripotait des transistors dans son berceau en imaginant de les utiliser d&#8217;une façon élégante, efficace et à laquelle personne n&#8217;avait pensé avant. Il faut écouter ce podcast pour sa valeur historique car il est très riche en informations sur les débuts de la micro-informatique, la silicon valley, etc. Mais il faut aussi l&#8217;écouter &#8220;entre les lignes&#8221; car on sent dans ce que raconte Wozniak cette énergie créatrice, cette curiosité technologique, cette nécessité de comprendre propre aux geeks historiques.</p>
<p><strong>Podcast 4 - David Bornstein : <a href="http://www.itconversations.com/shows/detail251.html">social entrepreneurs</a></strong></p>
<p>Auteur du livre &#8220;<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/0195138058?ie=UTF8&amp;tag=laurentbernat-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=0195138058">How to change the world: social entrepreneurs and the power of new ideas</a>&#8221; (<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2707146390?ie=UTF8&amp;tag=laurentbernat-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2707146390">en français aussi</a>), Daniel Bornstein a passé des années à parcourir le monde à la recherche de ces individus qui se sont mis au service des plus pauvres en créant une entreprise à dimension sociale. Intéressant en soi, ce podcast rappelle qu&#8217;il est vain d&#8217;attendre de l&#8217;Etat uniquement la solution du problème de la pauvreté et de la misère et qu&#8217;en pensant certains problèmes avec une approche business, on peut aider des paysans miséreux du Bengladesh à s&#8217;enrichir (microcrédit), sauver des enfants abandonnés à eux-mêmes dans des villes indiennes, fournir de l&#8217;électricité dans des zones rurales éloignées du Brésil, bref, changer le monde. Précisons: Bornstein ne parle pas de milliardaires qui se sont fait une bonne conscience en aidant les pauvres du tiers monde mais bien d&#8217;habitants de ces pays, souvent eux-mêmes très modestes, qui ont décidé de changer les choses sur place.</p>
<p>Bornstein démontre que dans ces pays plus encore (ou tout autant ?) qu&#8217;ici, alors que l&#8217;Etat est incapable de résoudre ces problèmes, ce sont la passion, la volonté, l&#8217;ouverture, l&#8217;intelligence, la curiosité, l&#8217;innovation et, par dessous tout, l&#8217;esprit d&#8217;entreprise de quelques uns qui peuvent changer le monde.</p>
<p><strong>Podcast 5 - Rober Scoble and Shel Israel : <a href="http://www.itconversations.com/shows/detail1067.html">Corporate Blogging</a></strong></p>
<p>Un panel très direct où les deux auteurs du livre &#8220;<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/047174719X?ie=UTF8&amp;tag=laurentbernat-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=047174719X">Naked Conversations: How Blogs are Changing the Way Businesses Talk with Customers</a>&#8221; parle des blogueurs d&#8217;entreprise, c&#8217;est à dire ces employés qui alimentent un blog pour leur plaisir mais dans le cadre de leur boulot. On retiendra en particulier, là encore, non seulement la teneur des échanges qui est très intéressante, mais l&#8217;état d&#8217;esprit qui découle de cette thématique: ces blogueurs d&#8217;entreprises sont passionnés par leur métier. Ils ne s&#8217;emmerdent pas au bureau. Leur entreprise l&#8217;a compris et, plutôt que de leur mettre des bâtons dans les roues, elle les laisse faire et capitalise sur cette valeur essentielle. En ayant l&#8217;intelligence de leur faire confiance aux employés les plus motivés et les plus passionnés de la boîte pour instaurer une conversation avec le reste du monde qui valorise au mieux l&#8217;entreprise, tout le monde y gagne: les employés blogueurs, dont la valeur sur le marché augmente en proportion de leur notoriété, l&#8217;entreprise bénéfices de cette conversation qui ne peut que générer de l&#8217;intérêt pour leurs produits et leurs marques.</p>
<p>Dans l&#8217;ultra majorité des cas, les blogueurs ont bien sûr l&#8217;intelligence de ne rien écrire qui nuit à leur entreprise. Comme le dit un intervenant dans ce podcast, s&#8217;ils ont la bêtise de critiquer leur chef ou de casser leur boîte sur leur blog, ils méritent de se faire virer !</p>
<p>Si on veut bien dépasser deux minutes les propos réducteurs de la grande presse (Libération, Le Monde, etc.) sur tel blogueur qui s&#8217;est fait licencié pour avoir bavé sur son chef ou sa boîte, ou tel syndicaliste qui mène publiquement un combat contre son employeur, on notera que le véritable potentiel de changement apporté par les blogs d&#8217;entreprise est la capacité à stimuler la créativité dans les équipes, introduire un réel dialogue entre les équipes internes et les clients ou partenaires externes, et, au bout du compte, permettre à chacun de s&#8217;y retrouver. Mais rares sont encore les entreprises, hors secteur informatique, à avoir compris ça et à être capable de faire confiance à leurs salariés&#8230;</p>
<p>Quand on y réfléchit, les salariés d&#8217;une entreprise ne devraient-ils pas être ceux qui sont le mieux à même de défendre l&#8217;entreprise et de la faire connaître à l&#8217;extérieur ? Quelle drôle d&#8217;idée de s&#8217;en remettre à des pubards ou des entreprises de PR (Public Relations) qui, étant extérieur, connaissent forcément mal les produits et l&#8217;entreprise et n&#8217;ont comme intérêt que le nombre de zéro sur leur contrat !</p>
<p>Les auteurs racontent aussi comment le livre lui-même a été le produit d&#8217;une conversation avec les internautes (et entre les internautes) mise en place sur un blog. <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Robert_Scoble">Robert Scoble</a>, ex-Microsoft, a réussi en devenant le blogueur numéro 1 de Microsoft, à donner à la boîte de Bill une l&#8217;image d&#8217;entreprise  plus ouverte, moins méchante, plus à l&#8217;écoute. Une prouesse où avaient échouées des armées de sociétés de relations publiques.</p>
<p>Il y a quelques répliques cinglantes dans ce podcast, et c&#8217;est salutaire. Clairement, les blogueurs n&#8217;ont pas la langue de bois&#8230;</p>
<p><strong>Podcast 6 - Linda Stone : <a href="http://www.itconversations.com/shows/detail739.html" hreflang="en">Continuous Partial Attention</a></strong></p>
<p>Une intervention particulièrement claire et originale de Linda Stone sur le concept d&#8217;&#8221;attention partielle continue&#8221;. Kezako ? L&#8217;idée qu&#8217;avant (avant Internet, à l&#8217;époque de cro-magnon), nous avions développé une capacité à nous concentrer sur une tâche particulière (l&#8217;écriture de cet article, par exemple) tout en gardant une attention partielle aux autres phénomènes environnants (un téléphone qui sonne, quelqu&#8217;un qui pose une question, etc.). L&#8217;email est en train de changer tout ça en nous innondant d&#8217;information en permanence. Nous sommes sur-stimulés et insatisfaits en permanence. Et alors ? Alors notre comportement et nos motivations évoluent en fonction de ce contexte. Linda Stone développe l&#8217;idée qu&#8217;il y aurait des cycles collectifs de 20 ans par rapport à notre façon de considérer l&#8217;individu/la société et elle nous explique sa vision de ce qui nous pend au nez. Il y a certainement matière à discussion dans propos très riche, mais c&#8217;est en tout cas très intéressant. On en parle aussi <a href="http://radar.oreilly.com/archives/2005/06/supernova_2005_2.html" hreflang="en">ici</a>.</p>
<p><strong>Podcast 7 - <a href="http://www.itconversations.com/shows/detail230.html" hreflang="en">Malcolm Gladwell : Human Nature</a></strong></p>
<p>Malcolm Gladwell est l&#8217;auteur du best seller &#8220;<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/0316316962?ie=UTF8&amp;tag=laurentbernat-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=0316316962">The tipping point</a>&#8220;, qui explique comment naissent les tendances. Dans ce podcast, il analyse le phénomène de l&#8217;intuition sociale et la grande difficulté d&#8217;expliquer les choix des individus et, en particulier, de leur demander de les expliquer eux-mêmes. Ce qu&#8217;il raconte n&#8217;est pas forcément nouveau mais on est frappé à l&#8217;écoute par la grande clarté du propos. La démonstration est implacable, et donne irrésistiblement envie de lire l&#8217;auteur.</p>
<p><a title="jmb" name="jmb"></a><strong>Source 3 et Podcast 8 - </strong><strong><a href="http://billaut.typepad.com/jm/le_billautshow/index.html" hreflang="fr">Le Billautshow, Connaissez-vous Mesguich ?</a></strong></p>
<p>On devrait l&#8217;appeler Skippy, puisque c&#8217;est un grand gourou. Jean-Michel Billaut est clairement l&#8217;un des gourous nationaux du web. Infatigable évangéliste de la fibre optique, auquel Free vient de donner raison avec ses annonces fracassantes sur le très haut débit, Jean-Michel Billaut est aussi un intervieweur simple, direct et efficace. Avec lui, on ne perd pas de temps, les questions sont directes et les remarques pertinentes. Si vous cherchiez le Alain Duhamel ou Poivre d&#8217;Arvor du web, c&#8217;est raté.</p>
<p>Dans le Billautshow, JMB interview (en vidéo, mais le fichier audio est aussi accessible) ceux qui font l&#8217;Internet aujourd&#8217;hui. Tout le monde y passe. Ecouter le Billautshow est aussi incontournable quand on s&#8217;intéresse au web que ne l&#8217;était hier l&#8217;Heure de Vérité pour la politique, le Grand Echiquier pour la musique ou Maité pour la cuisine.</p>
<p>Pour vous donnez une idée, regardez &#8220;<a href="http://billaut.typepad.com/jm/2006/05/connaissezvous__1.html" hreflang="fr">Connaissez-vous Mesguich ?</a>&#8220;, l&#8217;interview de ma camarade Véronique à propos de son bouquin (avec Armelle Thomas) sur la recherche d&#8217;informations sur Internet (qui devrait s&#8217;appeler &#8220;Petit cours de dé-google-isation&#8221;).</p>
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		<item>
		<title>Reportage &#8220;Le blog prend ses marques&#8221; sur la TSR</title>
		<link>http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2006/08/27/99-reportage-le-blog-prend-ses-marques-sur-la-tsr</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Aug 2006 15:31:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Comprendre Internet]]></category>

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		<description><![CDATA[
L&#8217;émission Nouvo, sur la Télévision Suisse Romande (TSR), a diffusé un reportage d&#8217;Emmanuelle Jaquet sur les blogs et les marques dans lequel votre serviteur délivre la bonne parole (Real Media, bas débit, haut débit).
L&#8217;émission revient sur l&#8217;affaire du terrible &#8220;Journal de ma peau&#8221; de Vichy. On y trouve une interview d&#8217;un gus du marketing de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nouvo.ch/104-3" style="padding: 8px; float: right; background-color: black; margin-left: 1em"><img src="/dotclear/images/billets/nouvo.ch.png" alt="nouvo.ch" /></a></p>
<p>L&#8217;émission <a href="http://www.nouvo.ch" hreflang="fr">Nouvo</a>, sur la Télévision Suisse Romande (TSR), a diffusé un <a href="http://www.nouvo.ch/104-3" hreflang="fr">reportage d&#8217;Emmanuelle Jaquet sur les blogs et les marques</a> dans lequel votre serviteur délivre la bonne parole (Real Media, <a href="http://real.xobix.ch/ramgen/tsr/nouvo/2006/104-3/01-videoblog-80k.rm" hreflang="en">bas débit, </a><a href="http://real.xobix.ch/ramgen/tsr/nouvo/2006/104-3/01-videoblog-450k.rm" hreflang="fr">haut débit</a>).</p>
<p><span id="more-99"></span>L&#8217;émission revient sur l&#8217;affaire du terrible &#8220;Journal de ma peau&#8221; de Vichy. On y trouve une interview d&#8217;un gus du marketing de Vichy qui confirme que leur démarche, lors du premier &#8220;Journal de ma peau&#8221; était celle d&#8217;un publi-rédactionnel, exactement ce qu&#8217;il ne faut pas faire quoi. Sophie Kune qui a sorti Vichy de son mauvais pas et s&#8217;est lancée dans le soutien de la marque Celio via son blog <a href="http://vousleshommes.blogs.com" hreflang="fr">vousleshommes.blogs.com</a> est également interviewée. J&#8217;ai rencontré Sophie plusieurs fois depuis l&#8217;&#8221;affaire Vichy&#8221;. En dehors d&#8217;être tout à fait sympathique et charmante, Sophie a vraiment compris les ressorts du web marketing. C&#8217;est assez rare pour être souligné avec deux traits rouges clignotants.</p>
<p>Le reportage donne également la parole au directeur de la communication de Nokia France et au directeur d&#8217;une société de veille concurrentielle, autre versant de ce que les blogs peuvent faire en ligne.</p>
<p>Comme toujours à la télé, c&#8217;est très court. Mais le site de l&#8217;émission propose aussi un extrait de l&#8217;interview qui n&#8217;a pas été repris dans le reportage et qui donne une idée de la façon dont elle s&#8217;est déroulée (real media en <a href="http://real.xobix.ch/ramgen/tsr/nouvo/2006/104-3/23-itw_bernat-80k.rm">bas débit</a>, <a href="http://real.xobix.ch/ramgen/tsr/nouvo/2006/104-3/23-itw_bernat-450k.rm">haut débit</a>).</p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;occasion d&#8217;y dire une fois de plus que le web, c&#8217;est d&#8217;abord des contenus en vue de rendre un service et non un message qu&#8217;on pousse en vue de convaincre ou d&#8217;influencer. Il faut donc répondre aux attentes des internautes et ne pas chercher à pousser ses messages.</p>
<p>Chose assez amusante, Emmanuelle me demande en rigolant &#8220;mais, à part ça, vous êtes qui, vous, pour dire ça&#8221; et je réponds naïvement &#8220;je suis un internaute&#8221;. C&#8217;est mignon, hein ? J&#8217;aurais dû ajouter &#8220;et en plus, je n&#8217;ai rien à vendre&#8221;. Façon de dire: &#8220;si vous demandez à une agence de communication, ils risquent de vous dire bien autre chose&#8230;&#8221;.</p>
<p>Dans l&#8217;extrait d&#8217;interview qui apparaît dans le reportage lui-même, je rappelle que si les marques doivent exister en ligne, elles doivent d&#8217;abord comprendre les règles de fonctionnement de ce média. C&#8217;est un vrai <a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/index.php/2006/06/15/88-pourquoi-les-chefs-de-produits-ne-comprennent-ils-pas-internet" hreflang="fr">problème de culture</a> pour les chefs de produit.</p>
<p>En fait, Emmanuelle Jacquet m&#8217;a contacté quelques temps avant après avoir lu <a href="http://www.laurent-bernat.com/dotclear/index.php/Marketing-internet" hreflang="fr">mes billets</a> sur le web marketing et nous avions discuté au téléphone.</p>
<p>Le jour où nous nous sommes rencontrés, nous avons discuté un peu en marge de l&#8217;interview. Je voulais notamment mieux connaître le format du reportage et ce qu&#8217;elle attendait de moi. On parle du web, des blogs, de Vichy, etc. A un moment, dans la discussion, je lui dis que le problème, avec les interviews télé, c&#8217;est que généralement on parle pendant 2 heures et le journaliste ne prend que les 20 secondes qui sont complètement à côté de la plaque. Tout le problème de l&#8217;interviewé, c&#8217;est de savoir si le journaliste a bien compris le sujet&#8230; Si ce n&#8217;est pas le cas, il n&#8217;a aucun moyen d&#8217;infléchir les choses une fois l&#8217;interview réalisée.</p>
<p>Ceci étant, comme on parlait de blogs en même temps, j&#8217;ai aussi dit que, désormais, le blogueur interviewé retrouve une  sorte de contrôle sur l&#8217;interview. Il peut raconter son interview à la terre entière avant même que le reportage ne soit diffusé: comment ça s&#8217;est passé, ce qu&#8217;il pense du journaliste, les non-dits, tous les biais possibles, tout peut être mis sur la place publique.</p>
<p>Et si, après la diffusion, il n&#8217;est pas content, l&#8217;interviewé peut flambler le journaliste assez facilement sur son site. Bref, le journaliste n&#8217;a plus le monopole de l&#8217;information. S&#8217;il déconne dans son studio de montage, il se fait cramer. Il est sous le contrôle <em>a priori</em> et <em>a posteriori</em> de ceux qu&#8217;il interview. Mieux, si l&#8217;interviewé mécontent raconte ses malheurs sur son blog en citant le nom du journaliste, quiconque tapera le nom du journaliste dans Google retrouvera cette histoire. Autant dire que ça ne sera pas facile d&#8217;interviewer un autre blogueur ultérieurement&#8230;</p>
<p style="border: 1px solid grey; margin: 1em; padding: 1em; float: right"> <img src="/dotclear/images/billets/IMG0032-small.jpg" style="float: left; padding-right: 1em" /><img src="/dotclear/images/billets/IMG0030-small.jpg" style="float: left; padding-right: 1em" /><img src="/dotclear/images/billets/IMG0026-small.jpg" style="padding-right: 1em" /></p>
<p><span style="font-size: 0.8em; text-align: center">Avec le web, l&#8217;intervieweur peut se retrouver de l&#8217;autre côté du miroir !</span></p>
<p>Avant, le journaliste était un manipulateur de miroirs. Il renvoyait à la société une certaine image d&#8217;elle-même. Aujourd&#8217;hui, le journaliste reste un manipulateur de miroirs mais, parfois, quand il renvoie l&#8217;image de quelqu&#8217;un qui manipule lui aussi des miroirs, tout le monde peut voir l&#8217;envers du décor. Et, de plus en plus d&#8217;entre-nous manipulent désormais des miroirs. Ca change la donne.</p>
<p>Bref, après cet apparté philosophique, il faut préciser que non seulement l&#8217;interview s&#8217;est bien passée, mais qu&#8217;Emmanuelle Jaquet avait très bien compris le sujet, a choisi de bons passages et a fait un bon petit reportage. Et en plus, dans la bonne humeur, ce qui ne gâte rien !</p>
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