Opalys : le projet de fibre optique jusqu’à l’abonné du SIPPEREC

Opalys est un projet intéressant du Sipperec pour fibrer 13 villes de banlieue, dont la mienne. Pour en savoir plus, j’ai envoyé un email au Sipperec pour obtenir notamment le contrat de délégation de service public. Mon idée est de comprendre un peu mieux comment, par exemple, la concurrence va être garantie dans ce déploiement. Réponse: “écrivez-nous par courrier postal”. Ca commence bien ! J’ai donc confié à un de mes pigeons voyageurs un courrier au président du Sipperec pour qu’il m’envoie ces documents sur la fibre optique. Je lui pose aussi quelques questions sur l’état du projet. Nous sommes à mi-chemin des 24 mois qui devait permettre à LD Collectivités de fibrer 24 000 logements. Où en sommes-nous ? J’attends la réponse… en espérant que le Sipperec ne me réponde pas avec des sémaphores.

Le très haut débit jusqu’à l’abonné est à mon sens l’un des défis économiques, politiques, culturel et sociaux les plus importants pour la France et l’Europe des années à venir. Le déploiement de la fibre optique sur l’ensemble du territoire national modifiera ce pays en profondeur.

On sait que le déploiement de la fibre optique prendra des années. On sait aussi que les quartiers, les villes, les rues où la fibre sera déployée seront valorisés par rapport à ceux qui attendent encore ce tuyau magique. On sait enfin que ce déploiement a commencé.

La question aujourd’hui que chacun se pose - ou devrait se poser- est donc : quand aurai-je la fibre chez moi ? Quand ma ville sera-t-elle fibrée ?

Alors que les opérateurs ont lancé leurs premières offres et que le déploiement a commencé, j’ai eu la surprise il y a quelques temps de découvrir l’annonce du SIPPEREC concernant le réseau OPALYS.

Le Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour l’Électricité et les Réseaux de Communication (SIPPEREC) est une autorité organisatrice du service public de distribution de l’électricité, des réseaux urbains de communications électroniques et de services de communication audiovisuelle. Il regroupe des dizaines de communes adhérentes pour “agir en leur nom auprès des pouvoir publics, des concessionnaires et des différentes instances”. Les communes peuvent s’appuyer sur son expertise dans les domaines de l’électricité et des télécommunications pour mener leurs projets.

J’ai donc appris que le Sipperec avait lancé le projet Opalys pour déployer le très haut débit jusqu’à l’abonné dans 13 villes d’Ile de France : Bagnolet, Bobigny, Drancy, Le Blanc-Mesnil, Le Pré-Saint-Gervais, Livry-Gargan, Nanterre, Nogent-sur-Marne, Noisy-le-Sec, Romainville, Thiais, Villeneuve-le-Roi et Villemomble.

Comme j’habite dans l’une de ces villes, j’ai essayé de comprendre un peu mieux ce projet. En cherchant un peu sur le net, j’ai découvert les éléments suivants.

D’abord, ces 13 villes n’ont pas bénéficié du déploiement d’un réseau câblé. C’est donc pour rattraper ce retard que le projet Opalys a été lancé. Je ne connais pas bien ce dossier du câble en Ile de France, mais je n’ai pas l’impression qu’il s’agisse d’une réussite absolue.

Toujours est-il que la société LD Collectivité, filiale à 100% de Neuf, elle-même passée sous le contrôle de SFR, s’est vue attribuée par le Sipperec le marché du projet Opalys pour une durée de 20 ans sous la forme d’une Délégation de Service Public (DSP). Le Sipperec a également attribué une subvention de 3,3 millions d’euro à LD Collectivité pour commencer le déploiement de la fibre jusqu’à 24 000 logements sur les 24 premiers mois.

En lisant les différents documents, je retiens deux choses:

  • LD Collectivités est en charge du déploiement de l’infrastructure puis louera cette infrastructure aux opérateurs, garantissant ainsi la concurrence dont devrait bénéficier le client final.
  • La technologie retenue est la technologie PON (Passive Optical Network).

Il y a peu d’informations disponibles sur Opalys. On tourne toujours autour des mêmes éléments. Or, je me pose un certain nombre de questions sur ce projet. Par exemple :

  • Sur quels critères la société LD Collectivités a-t-elle été choisie ?
  • Quels sont les éléments du projet qui garantissent le respect de la plus grande concurrence sachant que la technologie PON a été privilégiée ?
  • Quel est le plan de déploiement de la fibre sur les 24 mois qui suivent la signature de la DSP ?
  • A défaut, quels seront les critères qui permettront de choisir les villes où se déploiement sera prioritaire ?

Bref, j’aimerai bien en savoir plus.

J’ai donc écrit au responsable du projet Opalys de bien vouloir me communiquer des éléments et notamment le contrat de délégation, le cahier des charges du projet et tout autre document utile pour comprendre.

J’ai reçu il y a quelques jour une aimable réponse me donnant le communiqué de presse que j’ai déjà, puisqu’il est sur le site du Sipperec, et me proposant d’envoyer un courrier au président du Sipperec pour obtenir les autres documents.

Envoyer un courrier par la poste pour obtenir des documents relatifs au très haut débit, c’est absolument logique !

J’ai donc écrit un courrier postal, en vrai papier, au président du Sipperec pour obtenir les documents et la réponse à quelques questions que voici, puisque nous sommes à mi-chemin des 24 premiers mois de la délégation confiée à LD Collectivités:

  • Quel est le nombre et la répartition géographique (villes, quartiers) des logements fibrés à ce jour par le délégataire,
  • Quelles sont les modalités techniques et commerciales permettant de garantir la concurrence entre les opérateurs qui utilisent ou utiliseront le réseau,
  • Quel est le calendrier et la cartographie générale du déploiement sur les 12 mois restants,
  • Quels sont les critères retenus pour déterminer les zones qui sont et/ou seront fibrées en priorité. En particulier, ces critères sont-ils fixés par LD Collectivités, par le Sipperec, par concertation entre les deux ? Les villes concernées par le réseau Opalys ont-elles leur mot à dire concernant le calendrier du déploiement ?

Dès que j’ai du nouveau, je vous tiens au courant.

Voir aussi:

  • Communiqué de presse du Sipperec à propos d’Opalys (site du Sipperec, 25 janvier 2007)
  • Interview de Catherine Dumas, responsable du développement et de la communication du Sipperec à propos d’Opalys (réseaux-telecoms.net, 24 janvier 2007)

Facebook et ma vie privée : tous à poil dans Facebook ?

Facebook, 50 millions d’utilisateurs actifs. Copains d’avant, 5 millions de Français. Tous fichés volontaires, en long, en large, en travers. En texte et en image. Tous volontaires pour big brother ? Ou en quête de lien social ? Troisième volet d’une série de trois articles reprenant quelques réflexions autour de Facebook, son modèle économique, le web 2.0 et, aujourd’hui, la protection de la vie privée.

Nb: je précise que cet article n’est pas un examen approfondi de la protection de la vie privée dans le contexte des réseaux sociaux et de Facebook en particulier. Juste quelques réflexions, en vrac.

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Copains d’avant contre Facebook: Web 1.0 contre Web 2.0

Copains d’avant devient gratuit. Saluons la première victime française de Facebook. Pourtant Copains d’avant avait tout pour être une star. Que s’est-il passé ? On est passé du Web 1.0 au Web 2.0. C’est tout. Facebook et Google se font la guerre à coup d’API. Et Copains d’avant ? Va savoir…

Une série de trois articles reprenant quelques réflexions autour de Facebook, son modèle économique (la semaine dernière), le web 2.0 (aujourd’hui) et la protection de la vie privée (prochain article).

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Copains d’avant : Facebook m’a tuer !

Mark Zuckerberg. Fondateur de Facebook.Il y a quelques jours, j’ai reçu un email m’annonçant que Copains d’avant devenait gratuit. Saluons la première victime française de Facebook. Pourtant Copains d’avant avait tout pour être une star. Que s’est-il passé ?

Une série de trois articles reprenant quelques réflexions autour de Facebook, son modèle économique, le web 2.0 et la protection de la vie privée. On commence avec le modèle économique.

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Le Figaro observe l’agitation des bourses

Vu, vendredi et aujourd’hui sur le site du Figaro et de RTL. Les bourses ont été très agitées, secouées et tourmentées. Heureusement, elles ont fini par remonter. Il est vrai qu’on a injecté des liquidités… Malheureusement, ça n’a pas empêché RTL de noter une nouvelle chute des bourses. Si seulement De Gaulle ou Antoine Pinay étaient là !
On salue au passage l’ergonomie du site du Figaro, largement améliorée voici quelques mois.
Les médias, premier employeur de stagiaires au mois d’août ?

Celui qui saura nommer cette figure de style gagnera une tringle à rideaux…

Le Figaro en a les bourses toutes secouees... Le 10 aout 2007 - Vignette
Les bourses sont tourmentées... Le Figaro
Les bourses europeennes rebondissent
Les bourses en baisse

Retour à la vie

Un an. Presque un an que je n’ai rien publié sur ce blog. Quatre causes majeures:

  • Les thèmes abordés dans ce blog ne recouvrent pas exactement ceux de mon activité professionnelle. Par conséquent, le temps passé à le mettre à jour est entièrement pris sur mon temps de loisirs. Je parle ici du temps passé pour trouver les idées à développer dans le blog beaucoup plus que du temps passé à écrire, qui est relativement marginal. Et quand la quantité de travail s’accroît, le temps de loisirs diminue. Et le blog s’étiole…
  • Je participe activement à un autre blog, à dimension locale, qui me prend énormément de temps. C’est toujours la même histoire: 24 heures dans une journée et si peu dans une soirée…
  • La maintenance d’un blog, c’est aussi le suivi des commentaires. S’il n’y avait pas les commentaires, l’expérience du blog serait moins intéressante. Or, le phénomène du spam de commentaires est devenu quelque chose de particulièrement pénible.
    En gros, tous les jours, des dizaines de faux commentaires sont envoyés sur ce blog pour vendre le même genre de trucs que ce qui est vendu par le spam via email (on appelle ça le “splog“). Il faut donc les regarder pour les effacer mais sans effacer par erreur les commentaires des vrais internautes. Ca a l’air facile comme ça, mais tous les jours, ça devient très pénible.
    Il y a bien des plug-ins qui permettent de filtrer les commentaires plus ou moins automatiquement. Mais ce qui existait il y a un an pour Dotclear, le logiciel de blog que j’utilisais, n’était pas satisfaisant. J’ai donc fini par fermer les commentaires ce qui a fait tomber ma motivation pour écrire. Mauvaise passe.
  • J’ai également été un peu déçu par Dotclear. Utiliser un logiciel de blog qui n’évolue pas pendant des mois, c’est assez frustrant pour quelqu’un qui s’intéresse un peu aux aspects techniques de la chose. Surtout si on utilise par ailleurs un autre logiciel qui, lui, est en évolution permanente. Mon expérience de Wordpress, avec l’autre blog dont je parlais ci-dessus, m’a redonné espoir tant en matière de lutte contre le splog que d’intérêt purement informatique.
    Wordpress utilise en effet un plug-in (Askimet) qui fonctionne relativement bien pour bloquer cette abominable vérole qu’est le splog. C’est une application très flexible, souple et surtout bénéficiant d’un très grand nombre de plug-ins fort utiles. Du coup, je me suis lancé dans une migration de mon site en Dotclear vers Wordpress. Une opération qui n’a pas été aisée, mais que j’ai finalement réussie.
    Bon, il y a encore plein de liens qui ne marchent pas, et des problèmes techniques ici ou là, mais l’essentiel est fait. Ce blog tourne maintenant avec Wordpress (le dotclear qui reste dans l’URL est là pour des raisons de compatibilité). Une des grandes frustrations de Dotclear a été l’attente de la version 2 pendant des mois et des mois… et qui n’est toujours pas sortie. Dommage.

Bref, me revoilà. Je ne sais pas si je vais poster souvent. Mais je vais essayer, en tous cas.

Mes 3 sources de podcasts favorites et mes dix meilleures émissions

Je ne suis pas un gros consommateur de podcasts mais, disons que depuis que j’ai un baladeur mp3 (pas un iPod, un archos. J’aime pas les iPod), j’écoute environ 1h15 de d’émission en ligne tous les jours en allant au boulot.

En fait, le podcast a changé ma vie. Si, si… Après quelques tâtonnements, j’ai réussi à trouver des podcasts de très bonne qualité. En fait, c’est un peu comme si chaque jour, j’assistais à une conférence donnée par un véritable expert d’un domaine qui m’intéresse, mais sans me déplacer et gratuitement. Si c’est pas une révolution culturelle, ça ?

Voici mes 3 sources de podcasts favorites et les dix meilleures émissions que j’ai écoutées jusqu’à aujourd’hui. J’y ajoute quelques commentaires personnels. Je mettrai à jour ce billet régulièrement quand j’aurai le temps. Précision: tout est en anglais sauf un podcast, Jean-Michel Billault. C’est l’occasion ou jamais d’exercer vos oreilles à la langue de Shakespeare.

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Reportage “Le blog prend ses marques” sur la TSR

nouvo.ch

L’émission Nouvo, sur la Télévision Suisse Romande (TSR), a diffusé un reportage d’Emmanuelle Jaquet sur les blogs et les marques dans lequel votre serviteur délivre la bonne parole (Real Media, bas débit, haut débit).

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Où sont les documentalistes 2.0 ?

La documentation 2.0, voilà un concept qui me plaît. Des documentalistes-geeks, centrés utilisateurs, qui cherchent à ré-inventer leur métier sur la base de ce qu’Internet et les nouvelles pratiques du Web ont changé, c’est salutaire. Alors je leur dis: rassemblez-vous, et inventez ensemble.

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Un néomarketing implique une culture de contenus

Après Guillaume Buffet, qui réagissait à mon analyse “Pourquoi les chefs de produits ne comprennent-ils rien à Internet“, Emmanuel Parody, sur son blog Ecosphère sur ZDNet réagit à son tour en ajoutant quelques éléments intéressants. Sa réaction m’a inspiré le commentaire ci-dessous. En résumé, pour faire du marketing web efficacement, il faut une culture de contenus.

Je pense que tout ça [le problème des marketeurs avec le web] est un problème culturel, une affaire de psychologie.

Nous réagissons toi [je parle à Emmanuel Parody, là…] et moi de la même façon car, au fond, nous sommes des journalistes, des gens de contenus. Toi, tu l’es actuellement. Moi, je l’ai été il y a longtemps, mais c’est une culture que j’ai conservée.

La culture d’un marketeur n’a rien à voir avec celle d’un journaliste. Le journaliste, il cherche à rendre service à un lecteur en lui donnant une info, ou une vision des choses, qui va l’éclairer. En ce sens, il est web-compatible (ouf !) car il doit être centré sur l’attente du lecteur. L’internaute, comme le lecteur, vient chercher une info ou un service sur un site. Le reste, il s’en tape. La crédibilité du journaliste, c’est vital (ce n’est pas pour rien que la presse quotidienne crève lamentablement).

Le marketeur “classique”, il est centré sur sa marque, ses objectifs, ses ventes, son message, son mix, etc. La satisfaction du client, c’est l’affaire du designer du produit, de la R&D, de tout ce qui précède la mise sur le marché. Au stade du marketeur, ce qui compte, c’est d’occuper un espace mental dans l’esprit des cibles. Pas de leur rendre service. La crédibilité du marketeur, ca n’est pas très important. Quand on assome son prochain (à coup de pubs), on n’a pas besoin de le convaincre qu’on a raison.

Voilà en partie pourquoi je pense que seul un changement de paradigme, ou de culture, peut aider les marketeurs à vraiment exploiter ce média. Tant qu’ils ne feront pas cet effort [comprendre le média], ils continueront à nous pondre des sites “gnagna gnagna gnagna” misérables dont tout le monde se fout et à gaspiller leurs budgets.